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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 09:05

 

Lors de la récente épidémie d'e-coli affectant des graines germées en Allemagne et en France, les produits Bio ont été montrés du doigt, leur responsabilité étant mise en cause dans la contamination. Du coup les entreprises du secteur - principalement celles productrices de graines germées - ont été durement affectées, certaines devant mettre la clé sous la porte. Or cette pseudo-information semble être une rumeur infondée propagée par un organisme dépendant étroitement de Monsanto et d'autres entreprises de biotechnologie, comme le montre cet article d'Univers Nature :


 

28-07-2011


E. Coli : l’alimentation bio décriée à tort

 

Le 27 juin dernier, deux directeurs de recherche du CNRS publièrent une tribune dans le journal Libération, dans laquelle ils rapportaient une étude conduite en 1996. Attribuée au Centre de contrôle des maladies infectieuses d’Atlanta (Center for Disease Control d'Atlanta – CDC), celle-ci reliait un tiers des 250 décès dus à une souche pathogène d’E. Coli à la consommation de produits bio. Basant leur argumentation sur cette documentation, les deux chercheurs concluaient que : « les mérites de l’agriculture biologique s’accompagnent inévitablement de risques alimentaires spécifiques ».


Or, d’après l’association Générations Futures et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), l’étude invoquée n’existe pas. Contacté par celles-ci, l’un des scientifiques du CNRS n’a pas été en mesure de fournir de référence pour la supposée étude américaine. Selon lui, elle est tirée d’un ouvrage de Alan McHughen, un scientifique canadien. Mais, toujours d’après les associations, l’auteur canadien n’a lui-même fait que reprendre la rumeur entretenue par Dennis T. Avery, qui travaille pour le Hudson Institute, heureux bénéficiaire de fonds émanant de firmes telles que Monsanto, Syngenta et Dow Agroscience.


D’après les associations, cette prétendue étude, établissant que les personnes consommant des aliments biologiques présentent beaucoup plus de risques d’être infectés par E. Coli, a été démentie dès 1999, par les cadres dirigeants du CDC. Ces derniers ont, en effet, réfuté avoir conduit de tels travaux. De fait, depuis la récente affaire des graines germées contaminées par des souches virulentes d’E Coli., les produits biologiques sont la cible de nombreuses accusations. Cet amalgame malheureux nuit à l’image de l’ensemble de la filière, comme en atteste un récent sondage Ifop. Réalisé mi-juin par le WWF, celui-ci notait que 50 % des Français ne pas font pas confiance aux produits alimentaires d’appellation bio. Pourtant, les exemples de contaminations alimentaires au sein de la filière alimentaire classique ne manquent pas, bien au contraire.


Cécile Cassier

 

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Désormais, les "marchands de mort" ne se contentent plus de faire de la désinformation sur leurs produits. Ils détruisent la crédibilité de ceux qui leur portent ombrage.

 

Lors d'un colloque organisé le 29 juin 2011 par WWF au sujet du Bio à la cantine, Christine Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l'Agence Nationale de Sécurité Alimentaire (ANSES) avait déjà démenti tout risque de contamination supplémentaire pouvant exister dans la production biologique par rapport à des produits agricoles de culture conventionnelle. Il a fallu toute la perspicacité de Claude Aubert et de François Villerette pour démonter le mécanisme de cette supercherie.

 

 

 

 

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Published by ISISRET - dans NEWS
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