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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 18:45

 

Plusieurs livres intéressants traitant du régime végétarien ont paru ces derniers mois :


  • Notre coup-de-cœur va à l'ouvrage Le végétarisme comme réponse à la violence du monde de Hélène Defossez, chez L'Harmattan (mai 2011, 140 pages, 13,50€, ISBN : 978-2-296-54703-2). http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34247 link

  9782296547032r

 

Ce livre est une agréable surprise. En effet, Hélène Defossez n'est pas seulement musicienne et traductrice, spécialisée en littérature britannique et investie bénévolement dans des programmes écologiques à travers le monde. Elle a aussi le style d'un grand écrivain, s'exprime clairement, sans haine, mais avec force et élégance, allant au fond de ses raisonnements en décortiquant nos motivations les plus secrètes :

« J'affirme que rien ne peut justifier l'écrasement systématique des animaux, leur utilisation sans limite, la négation de leurs droits les plus fondamentaux, si ce n'est la raison du plus fort ».

Elle fait tomber le masque des détracteurs du régime végétarien, qui feignent de s'apitoyer sur la souffrance de la carotte pour mieux faire diversion. Elle montre comment notre civilisation industrielle est bâtie sur le grotesque postulat cartésien de l'animal-machine, qui a façonné les consciences en levant les verrous de la compassion :

« La négation postcartésienne de la souffrance des animaux réduits à des sortes de machines aurait de quoi faire sourire des enfants de CM2, c'est pourtant bien de cette croyance dont toute notre culture est imprégnée »...

Elle montre aussi comment l'invention du travail à la chaine – qui asservit l'ouvrier et avilit le consommateur – est venue dans l'esprit d'un Henry Ford antisémite en visitant l'abattoir de Chicago, sans aucun état d'âme pour les malheureux porcs qui y étaient abattus.

« L'industrie de la viande est emblématique d'un système qui n'a aucun respect pour la vie, traitant les animaux comme n'importe quelle autre marchandise non sensible, réduisant les humains à des machines […] ou à l'existence de consommateurs aveugles ».

Hélène Defossez s'intéresse notamment au C.I.V. (Centre d'Information des Viandes) et au « travail de désinformation qu'exercent les industries de la viande depuis des années par le biais de la publicité ». Elle nous rappelle que nous disposons encore de l'arme du boycott, pour contraindre les industriels à remettre en question leurs méthodes. Elle s'indigne d'un système économique profondément pervers, qui fait produire aux pays pauvres des plantes riches en protéines (comme le soja) afin de nourrir les animaux des pays riches, ce qui a pour effet de « maintenir les peuples du tiers monde dans une dépendance économique malsaine qui engendre pauvreté et famine » .

C'est principalement par compassion envers la souffrance animale qu'elle a décidé d'être végétarienne. On trouve en effet moins d'énergie chez les militants du végétarisme motivés par les questions de santé et certains écologistes continuent à manger de la viande, comme Allain Bougrain Dubourg, qui a préfacé le livre d'Hélène Defossez. Cela montre au moins l'ouverture d'esprit de celle-ci et son peu de penchant pour le sectarisme. J'ai rencontré des végans beaucoup moins accomodants...

Hélène Defossez admire Théodore Monod, ainsi que Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, qui défend les baleines contre les flibustiers de la pêche en mer. Elle explique sa conception de la lutte non-violente :

« Cela peut paraître paradoxal, mais être non-violent ne signifie pas être passif devant l'injustice ; cette philosophie exige en effet que, dans certaines situations, l'on mobilise sa colère pour lutter contre l'injustice ».

Ou encore :

« C'est exactement cela, être végétarien : chercher à vivre en causant le moins de souffrance possible ».

Hélène Defossez n'est pas seulement une authentique militante de la cause animale, c'est aussi une belle âme.


 

  • Inspiré par son maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov, Olivier de Rouvroy consacre un chapitre de son dernier livre L'avènement de l'Ère Nouvelle au végétarisme sous le titre : Le carnivorisme et la maltraitance du peuple animal. Je citerai juste cette phrase : « Malheureusement, le refus d'une majorité d'êtres humains de cesser de manger de la viande et de considérer les animaux comme de simples produits de consommation, empêche la spiritualité de pénétrer véritablement les consciences ». Écrit à compte d'auteur, le livre peut être commandé via le site The Book Edition.

http://www.thebookedition.com/l-avenement-de-l-ere-nouvelle-de-olivier-de-rouvroy-p-58405.html link


 

 Nous avons déjà consacré un article aux deux livres suivants :


  • À noter que Dangles vient de sortir en avril 2011 un Guide de nutrition – L'équilibre alimentaire par le végétarisme (376 pages, 25€) de Raphaël Titina, pharmacien nutritioniste, conseiller et formateur en nutrition.

 http://www.editions-dangles.com/prd_fiche-lg1.php?&edition-nom=dangles&livre=20884 link


Voir présentation du livre et extrait en PDF.

Présentation du Guide de nutrition - éd. Dangles Présentation du Guide de nutrition - éd. Dangles

Extrait du Guide de nutrition - éd. Dangles Extrait du Guide de nutrition - éd. Dangles

 

 

 

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Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
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