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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 20:02

 

Un nouveau blog dénommé naturo-passion.com (La naturopathie passionnément)  vient de publier un article intéressant intitulé "Le point sur le soja". On y apprend que 5 études récentes viennent de confirmer les effets bénéfiques ou protecteurs du soja. Je le cite :

 

  • " Les produits alimentaires à base de soja qui contiennent des isaflavones (lait de soja, tofu, thé vert, arachides) peuvent contribuer à faire baisser la tension artérielle. Réunion annuelle American College of Cardiology, 25 mars 2012[6] "
  • " La protéine de soja peut réduire de façon significative l’accumulation de graisse et de triglycérides dans le foie des personnes obèses. Etude de l’University of Illinois College of Agricultural, présentée à l’Expérimental Biology meeting 2012, 22 avril 2012[7] "
  • " Une alimentation riche en soja peut atténuer les effets induits par l’exposition au bisphénol A comme l’anxiété. Etude de la North State University, publiée dans la revue PLOS One le 5 septembre 2012 [8] "
  • " Le soja révèle des protéines anti-cancéreuses. Il s’agit de la première étude à montrer que certaines protéines du soja sont capables d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses des cancers du côlon (73%) , du foie (70%) et du poumon (68%). Etude conduite par 3 équipes de l’université de l’Arkansas, publiée dans la revue Food Research International de février 2013 [9] "
  • " Les isoflavones du soja prolongent la survie en cas de cancer du poumon. Cette étude portant sur 80.000 femmes chinoises atteintes d’un cancer du poumon a montré que les patientes aux apports alimentaires les plus élevés en soja (110 g/j) avaient une nette meilleure survie globale à 12 mois (60%) par rapport à celles à plus faible consommation (50 g/j) (50%). Etude publiée dans le Journal of Clinical Oncology le 25 mars 2013[10] "

 

Jusqu'à présent, le soja était suspecté par une partie du corps médical de pouvoir favoriser le cancer du sein. S'il reste un doute pour ce type de cancer, les deux dernières études démontrent au contraire que le soja a un effet protecteur contre le cancer du poumon. On va donc clairement dans le sens d'une inoccuité du soja.


Hormis pour les OGM hautement suspects bien-entendu. Il est vraisemblable que les principaux problèmes attribués au soja sont dus au fait qu'une grande partie de la production mondiale de soja est désormais réalisée en culture OGM. Elle se retrouve ensuite dans l'alimentation des volailles (poulets de chair et poules pondeuses), porcs et vaches laitières. À moins de consomer des produits bio, les gens mangent des OGM sans le savoir !

 

 

Voir l'article de naturo-passion.com/le-point-sur-le-soja/

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:14

 

Le nouveau pape viendrait de lancer un appel aux italiens, leur demandant de remplacer le traditionnel agneau servi le jour de Pâques par un menu moins chargé de violence. D'après lui, cette coutume n'aurait plus sa place dans notre société.

Je le cite :

 

"Parmi les plus anciennes communautés chrétiennes, l'agneau était représenté sur les épaules du pasteur et symbolise l'âme sauvée par le Christ. Son assassinat pour Pâques n'a aucun fondement dans la tradition chrétienne. Ce sanglant rituel, en forte contradiction avec le concept de la résurrection, qui apporte le renouveau de la foi et l'espérance, est un rituel inutile dans notre société, déjà imprégnée de violence et de mort, qui ne sert qu'à satisfaire les intérêts de l'industrie alimentaire."

 

Voilà des paroles qui font plaisir à entendre !

Les catholiques vont donc devoir se passer du gigot d'agneau. Pas de panique, il leur reste les flageolets ! Ça va péter dans les chaumières !!!

 


P.S. Malgré nos recherches, nous n'avons pas trouvé confirmation de ce discours du pape. Il existe donc des doutes sur son authenticité. À suivre.

 

 

Un nouvelle recherche sur internet semble indiquer que le pape François n'a jamais prononcé ces paroles et qu'il s'agit d'un canular relayé bien involontairement.

En effet, il n'y a aucune trace de ce discours sur le site de l'Observatore Romano. D'autre part, le site italien www.ecplanet.com/node/3810 ayant tout d'abord rapporté l'information s'est ensuite ravisé et considère qu'il s'agit d'une plaisanterie.

Dommage !

 


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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:32

 

Nous mettons en ligne ce dimanche 3 mars 2013 une version largement remaniée de notre e-livre Être végétarien, le bon choix ?

Comme vous êtes déjà quelques centaines à l'avoir téléchargé, j'indique ici les principaux changements apportés :


 

Nouveaux chapitres :

  • Les implications Nord/Sud de la viande - p.56 (+1 page)
  • La consommation de viande est une tradition à préserver ! - p.160 (+1 page)
  • Un végétarien peut-il boire du vin ? - p.162 (+1 page)
  • La gélatine envahit notre alimentation - p.163 (+1 page)
  • Le système d'élevage intensif à bout de souffle - p.180 (+1,5 pages)

 

Chapitres remaniés :

  • Vitamine D - p.28 (+1/2 page)
  • Les maladies cardiovasculaires - p.36 (+1/2 page)
  • Les philosophes végétariens - p. 74 (+2 pages)
  • Hitler était-il végétarien ? - p.146 (+1 page)
  • Les légumes ne contiennent pas de protéines ! - p.157 (+1 page)
  • Quelle justification y a-t-il aux expériences animales ? - p.175 (+1/2 page)
  • Bactéries multi-résistantes et élevage industriel - p.177 (+1/2 page)

 

 

TEXTE Être végétarien, le bon choix.web - 7ème-copie-2 TEXTE Être végétarien, le bon choix.web

 

Si vous n'arrivez pas à ouvrir le lien, c'est sans doute que votre logiciel Adobe Reader n'est pas à jour. Dans ce cas, voir les conseils techniques dans la page suivante :

Être végétarien, le bon choix ? ( Livre téléchargeable)


 

Si vous disposez de peu de temps, commencez par lire l'introduction, la conclusion, puis allez à la pêche aux informations qui vous intéressent en suivant la table des matières.


 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 15:09

 

Le dimanche 3 mars 2013 aura lieu à Paris une grande manifestation contre l'élevage intensif. Relayé par l'association de protection animale L214, le projet a été lancé au départ par l'association NOVISSEN qui refuse l'implantation d'un élevage industriel de 1000 vaches laitières et 750 veaux et génisses en Picardie.

Le rendez-vous est fixé à 15 heures Gare Montparnasse (départ vers 15h30). Le cortège se dirigera vers la porte de Versailles, en marge du Salon de l'Agriculture (SIA). 

Des cars sont prévus pour acheminer les manifestants depuis Bordeaux, Abbeville/Amiens, Rennes et Lyon. Lien Facebook

 

manif-3-mars.jpgLe 19 janvier 2013, une manifestation analogue a réuni 25.000 participants à Berlin, en marge de la "Semaine Verte", l'équivalent de notre SIA. Les manifestants voulaient protester contre l'impact de l'élevage intensif sur l'environnement, l'usage abusif d'antibiotiques dans les élevages et la souffrance animale.


Les français vont-ils aussi se mobiliser contre les "usines à vaches" ?


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La Fondation 30 millions d'amis lance une pétition en ligne adressée à Christiane Taubira, ministre de la Justice, pour la reconnaissance du statut juridique de l'animal. Rappelons que, pour le moment, l'animal - quel qu'il soit - est considéré par le code civil (1804) comme un bien meuble. La Fondation 30 millions d'amis demande la création d'une nouvelle catégorie :"animaux", les reconnaissant comme des êtres vivants doués de sensibilité.

Pétition format PDF

Lien vers le site de la Fondation 30 millions d'amis

 

___________

 

 

D'après l'association de protection animale PETA, la compagnie United Airlines a décidé de ne plus transporter de singes destinés aux laboratoires. D'ailleurs, les laboratoires américains n'utiliseront plus désormais de chimpanzés à des fins de recherche médicale (Source : Courrier International du 7/2/2013).

 

Rappelons que l'importation et la vente de produits cosmétiques et d'ingrédients testés sur les animaux seront totalement interdites dans l'Union Européenne à partir du 11 mars 2013. C'est un pas décisif et l'aboutissement de 20 ans de militantisme. Mais la Chine maintient pour le moment l'obligation de l'expérimentation animale sur ces mêmes produits.

 

_______

 

 

L'Assemblée Générale de l'Association Végétarienne de France (AVF) aura lieu le samedi 23 février 2013 à Paris. Cette réunion concerne les adhérents à jour de leur cotisation et se tiendra dans les locaux de l'AGECA : 177, rue de Charonne 75011 Paris à partir de 14 heures.

 

_______

 

 

 

Publiée le 30 janvier 2013 dans l'American Journal of Clinical Nutrition, une étude britannique de grande ampleur a encore confirmé la nocivité des aliments carnés pour le système cardio-vasculaire. Cette étude portait sur 45 000 volontaires, dont 34% de végétariens, suivis durant 12 ans. Elle a établi que les végétariens ont 32% de risques en moins que les omnivores d'être victimes d'un infarctus ou d'un accident cardio-vasculaire.

 

Le Dr Francesca Crowe, de l'unité d'épidémiologie du cancer à l'Université d'Oxford, qui dirigeait cette étude explique : « Ce risque moindre est dû au fait que les personnes végétariennes ont moins de problème de cholestérol et ont une tension artérielle moins élevée que celles qui consomment viande et poisson ».

C'est en effet ce qu'a montré cette étude et c'est important au moment ou la signification du taux de cholestérol est l'objet d'une controverse au sein même du monde médical.

 

Autres éléments de risque pris en compte dans cette étude : l'âge, la consommation de tabac et d'alcool, l'activité physique, le niveau de formation et le milieu socio-économique.

 

Cette étude n'a pas montré de différence entre végétariens et non végétariens quant au risque de développer un cancer.

Par contre, elle a confirmé chez les végétariens un indice de masse corporel (IMC) plus faible et une moindre sensibilité au diabète que chez les non végétariens.

 

D'où l'importance d'une alimentation équilibrée.

 

 

_______

 

Suite au scandale des lasagnes de bœuf contaminées à la viande de cheval, deux journaux britanniques ont publié ce dimanche 17 février 2013 un sondage effectué auprès de 2000 adultes : le Sunday Mirror  et The Independent on Sunday.

Il en ressort que 31% des personnes interrogées ont décidé de s'abstenir de plats préparés et 7% ont arrêté de manger de la viande.

 

Cette affaire touche quatorze pays européens et affecte sérieusement la confiance des consommateurs dans les plats carnés.


 


 


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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:10

 

Comme beaucoup, je pensais qu'un végétarien, ou même un végétalien, peut parfaitement savourer un bon verre de rouge de temps en temps. Quelle ne fut pas ma surprise en lisant les révélations du journal Libération, dans son édition du lundi 4 février 2013 ! (cahier central écofutur page VIII)


En fait, le vin ne contient pas que des additifs chimiques, comme le soufre, servant à désinfecter les tonneaux, les sulfites, pour favoriser sa conservation et les résidus de produits phyto-sanitaires des nombreux traitements de la vigne.

Plus de la moitié des viticulteurs français ont en effet recours à des substances animales pour clarifier le vin : albumine (blanc d'œuf), caséine (protéine de lait), gélatine animale (obtenue à partir de peau et d'os de porc et de bœuf), colle de poisson... De quoi vous dégoûter du vin définitivement !

 

Curieusement, c'est une nouvelle directive européenne obligeant les producteurs viticoles à mentionner les substances allergisantes sur les étiquettes des bouteilles qui devrait assainir ces pratiques douteuses. Car les techniques de fabrication d'un vin végan existent et certains ont déjà joué cette carte pour satisfaire une clientèle étrangère. Il faudra donc attendre encore quelques années avant de dissiper les doutes sur la qualité du vin disponible sur le marché.

 

En attendant, vous vous demandez peut-être si le vin bio contient de la colle de poisson. Le nouveau label bio européen autorise en effet la vinification avec ajout de colle de poisson bio, si le marché en permet la disponibilité. Plus stricts, les cahiers des charges des labels Demeter  et Nature et Progrès  n'autorisent pas l'ajout de colle de poisson pour clarifier le vin. Pour ma part, j'ai déjà fait le choix de consommer moins de vin, mais uniquement ces deux labels. Le vin bio Demeter  contient par ailleurs moins de sulfites - à l'origine d'allergies - que le vin ordinaire.

 

Lien vers Libération

 


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:04

 

On savait déjà que la carence en vitamine D entraînait une augmentation du risque de cancer du sein chez la femme. Une nouvelle étude américaine vient de montrer que la probabilité de contracter un cancer du sein est multipliée par 3 en cas de carence !

La supplémentation s'avère particulièrement importante dans les 3 mois précédant le début des symptômes et l'apport conseillé par les autorités américaines est massif, puisqu'il est de 4000 UI par jour, soit plus du double de la dose maximale recommandée en France par l'Académie de Médecine.

 

À signaler que le Dr Brigitte Houssin, auteur du livre Soleil, mensonges et propagande  fera ce vendredi 1er février 2013 une conférence sur la vitamine D à 13h45 au Salon "Vivez Nature" espace Champerret à Paris.


 

 Lien vers l'article de la nutrition.fr

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:50

 

Dans le livre II de son traité d'éducation " Émile ", Jean-Jacques Rousseau cite Plutarque à propos de l'attrait pour la viande. Le passage suivant nous a semblé particulièrement mordant :

 

..." Les panthères et les lions, que vous appelez bêtes féroces, suivent leur instinct par force, et tuent les autres animaux pour vivre. Mais vous, cent fois plus féroces qu'elles, vous combattez l'instinct sans nécessité pour vous livrer à vos plus cruelles délices. Les animaux que vous mangez ne sont pas ceux qui mangent les autres : vous ne les mangez pas ces animaux carnassiers, vous les imitez : vous n'avez faim que de bêtes innocentes et douces qui ne font de mal à personne, qui s'attachent à vous, qui vous servent, et que vous dévorez pour prix de leurs services"...

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:28

 

Autrefois omniprésente dans les cuisines françaises, l'huile d'arachide a été supplantée par l'huile de tournesol comme principale huile de table. Depuis quelques années, de nouvelles huiles diététiques sont apparues sur les rayons des magasins de produits bio : huile de lin, huile de chanvre, huile de cameline... Pendant le même temps, l'huile de palme a été plébiscitée par l'industrie agroalimentaire et introduite subrepticement dans une multitude de produits industriels : margarines, pâtes à tartiner, viennoiseries, biscuits, plats préparés. Même les produits bio proposés en grande surface sont envahis par cette nouvelle huile tropicale.

 

Les huiles sont des lipides, certes riches en calories, mais indispensables à la construction des membranes cellulaires, à la myéline (gaine des nerfs) et constituent le principal composant du cerveau. Le problème, c'est que nous ne consommons pas les bonnes graisses : trop d'acides gras saturés (AGS) favorisant les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le monde au 20 ème siècle.

Parmi les acides gras insaturés (AGI), on distingue :

     • l'acide oléïque ou Ω 9 (mono-insaturé)

     • l'acide linoléique ou Ω 6 (di-insaturé)

     • l'acide alpha-linolénique ou Ω 3 (poly-insaturé)

Les Ω6 favorisent les phénomènes inflammatoires et les troubles cardiovasculaires (infarctus, AVC). Au contraire, les Ω3 protègent contre ces mêmes problèmes, fluidifient le sang et jouent un rôle contre les troubles allergiques ou rétiniens. On leur a même découvert une utilité dans la prévention de la dépression et peut-être du cancer. Le hic, c'est que nous consommons beaucoup trop d'Ω6 et que le rapport Ω6/Ω3 n'a cessé de se détériorer ces dernières années. En France, il avoisine les 20 (pour 40 aux États-Unis) alors qu'il devrait être compris entre 3 et 5. Cela explique en partie la dégradation progressive de notre santé.

 

   • L'huile de tournesol

Pauvre en acides gras saturés, elle contient cependant 57% d'Ω6 et pas du tout d'Ω3. Par ailleurs, elle supporte très mal la chaleur. En effet, son point de fumée est à seulement 107° si elle n'est pas raffinée (232° pour l'huile de tournesol raffinée). C'est donc une huile à éviter autant que possible, surtout si l'on souffre de troubles inflammatoires ou vasculaires. Cependant, les graines de tournesol peuvent être consommées occasionnellement du fait de leur richesse en magnésium et en vitamine E.

 

   • L'huile d'olive

Avec quelques plantes sauvages comme le pourpier, elle contribue largement à la réputation du régime crétois. Pourtant, elle ne contient pas d'Ω3 et très peu d'Ω6. Cela ne l'empêche pas d'avoir de multiples vertus : digeste, légèrement laxative, elle régule le taux de cholestérol, réduit les risques d'athérosclérose et de thrombose, est favorable à l'activité cérébrale et riche en antioxydants aux propriétés anticancéreuses. Elle supporte la cuisson à feu doux (point de fumée 191°), mais rien ne vaut de l'utiliser crue. En somme, c'est une huile irremplaçable et une excellente huile de base. Seul inconvénient : son prix, qui a toutefois baissé depuis quelques années pour la qualité ordinaire avec la culture intensive d'oliviers en Andalousie.

 

   • L'huile de colza

C'est l'une des huiles les plus intéressantes et certainement le meilleur rapport qualité/prix. Elle est pauvre en acides gras saturés, mais riche en Ω9 ainsi qu'en vitamine E. Elle contient des Ω3 et affiche un excellent rapport Ω6/Ω3 de 3,25. Annoncée comme une huile d'assaisonnement, elle semble en fait bien supporter la cuisson puisque son point de fumée est à 240°. Il s'agit ici de l'huile de colza raffinée, l'huile de colza vierge ne supporte pas la chaleur. Par ailleurs, elle conviendra parfaitement pour faire une mayonnaise plus saine que celle en tube. Par dessus le marché, elle n'est pas chère. On la trouve en qualité vierge entre 4 et 7 € le litre dans les magasins bio. Seul inconvénient, son goût de choux assez prononcé, auquel on s'habitue cependant très bien.


Le canola est une variété de colza dépourvue d'acide érucique et très cultivée au Canada. Le problème, c'est qu'il est contaminé par des cultures OGM pour produire des biocarburants et que les hybridations menacent toute la famille des crucifères. Bien que les OGM n'affectent apparemment pas les lipides, il semble préférable d'utiliser de l'huile de colza bio d'origine européenne.

 

   • L'huile de noix

C'est une huile précieuse, qui confère un goût particulier aux salades et crudités. Dotée d'un bon rapport Ω6/Ω3 compris entre 5 et 6, elle est cependant fragile et rancit facilement. Il faut la conserver au réfrigérateur et la consommer dans un délai d'un an. Elle ne doit être employée qu'à froid. Reste son prix élevé, autour de 15 € le demi-litre.

 

   • L'huile de chanvre

Apparue au début des années 2000, l'huile de chanvre est merveilleusement équilibrée. Pauvre en acides gras saturés, elle est par contre riche en Ω3, en vitamine E et dotée d'un rapport Ω6/Ω3 idéal de 3. Vu son prix élevé (environ 10 € les 250 ml), il ne saurait être question d'en faire une huile de base. Par contre, elle complète parfaitement l'huile d'olive en lui apportant les Ω3 qui lui manquent. On peut donc l'utiliser dans les vinaigrettes à raison de 2/3 olive – 1/3 chanvre.

Cependant, l'huile de chanvre est sensible à l'air, à la lumière et à la chaleur. Elle doit donc impérativement être conservée au frais et consommée dans les 12 mois. Si elle a été gardée à la chaleur, au soleil ou encore entamée depuis longtemps il ne faut pas l'utiliser car les Ω3 seraient alors générateurs de radicaux libres très nocifs. Il ne faut pas oublier que ces antioxydants sont des molécules très instables.

En outre, l'huile de chanvre contient près de 2% d'acide gammalinolénique (GLA), un acide gras très rare que l'on retrouve aussi dans la spiruline. Le GLA s'avère particulièrement utile dans un certain nombre de situations de la vie moderne : « le stress, le vieillissement, le diabète, la consommation importante d'acides gras saturés ou « trans », l'excès d'alcool, l'excès de cholestérol, la carence en certains minéraux (zinc, magnésium...) et vitamines (vitamines B6, B3, B8 …), certaines infections virales, les irradiations, les carcinogènes … bref, ce qui correspond à une bonne partie de la population malheureusement ! » (Hélène Lemaire).

En usage externe, l'huile de chanvre s'avère remarquable pour traiter les démangeaisons du psoriasis. Comme on le voit, c'est un produit exceptionnel.

 

   • L'huile de palme

Son exploitation est universellement reconnue comme un désastre écologique ayant fortement impacté le sud-est asiatique, en particulier la Malaisie et l'Indonésie. Pourtant, la culture du palmier à huile ne cesse de s'étendre dans le monde et cela pour plusieurs raisons : le fort rendement de sa culture, la grande résistance de l'huile de palme à la cuisson (jusqu'à 235°), sa consistance solide à température ambiante et sa stabilité dans le temps. C'est la matière première rêvée pour un industriel de l'agroalimentaire : bon marché et posant peu de contraintes techniques.

Pourquoi l'huile de palme est-elle donc tant décriée ? Au niveau nutritif, elle contient 50% d'acides gras saturés, autant que le beurre ; mais 44% d'acide palmitique – le plus toxique – soit le double de ce qui est contenu dans le beurre doux et 10 fois plus que dans l'huile de colza. Avec ça, on y trouve juste des traces d'Ω3.

En somme, le caractère malsain de l'huile de palme importe peu pour les multinationales de l'agroalimentaire, seule la pression populaire étant en mesure de les faire reculer. Il reste du chemin à parcourir pour faire régresser les maladies cardiovasculaires et les AVC.

 

   • Les huiles de soja, de maïs, de pépins de raisins et de graines de courge

Elles sont à éviter tout comme l'huile de tournesol du fait de leur teneur élevée en Ω6 favorisant les maladies inflammatoires et cardiovasculaires. On trouve en effet plus de 50% d'Ω6 dans toutes ces huiles, avec peu ou pas d'Ω3.

 

   • L'huile d'argan

Réputée, mais hors de prix, elle est plutôt décevante avec un très mauvais rapport Ω6/Ω3 de 330, une teneur élevée en acide palmitique (12) et un taux de vitamine E variable (de 0 à 70 mg/100g) suivant le mode d'extraction de l'huile : crue ou chauffée ; la cuisson détruisant cette précieuse vitamine.

 

   • L'huile de noisette

Elle fait mieux que l'huile d'argan avec un rapport Ω6/Ω3 de 30. Sa composition ressemble beaucoup à celle de l'huile d'olive. La choisir non chauffée pour profiter de ses qualités. Ceci dit, contrairement à l'huile de noix, l'huile de noisette supporte bien la cuisson. Elle confère même un goût exquis aux aliments. Reste son prix élevé qui la fait réserver pour les grandes occasions.

 

   • Les huiles de lin et de cameline

Il faut les considérer non comme des huiles de table, mais comme des compléments alimentaires. Leur teneur en Ω3 est exceptionnelle, avec un rapport Ω6/Ω3 respectif de 0,24 et 0,6. Mais leur prix est à la hauteur de leur qualité. Ce sont aussi des produits fragiles à conserver au frais et à consommer rapidement. En outre, l'huile de lin ne résiste pas du tout à la chaleur (point de fumée 107°). Il ne faudrait jamais la faire chauffer. Par ailleurs, beaucoup de gens semblent être intolérants à l'huile de lin.

 

   • L'huile d'arachide

Elle est à éviter pour plusieurs raisons : dépourvue d'Ω3, elle est allergisante chez de nombreuses personnes et peut contenir la dangereuse aflatoxine responsable de cancer du foie. Il en va de même du « beurre de cacahuète » si cher aux américains.


 

En conclusion, toutes les huiles ne se valent pas, et ce sont souvent les moins chères qui sont les plus malsaines. Que l'on ne s'étonne pas après si les maladies cardiovasculaires frappent en priorité les populations à faible pouvoir d'achat. Le pire, ce sont les acides gras trans, dont le premier effet est de favoriser l'obésité et qui ont discrètement investi l'alimentation industrielle.

Mise à part l'huile d'olive, la plupart des huiles vendues en grande surface sont raffinées. Le raffinage est un procédé très agressif qui dénature l'aliment. Il permet une meilleure conservation, une cuisson à plus haute température et il désodorise les huiles. Si vous ne voulez plus de ces produits insipides, adoptez des huiles vierges, de première pression à froid. Et pour en tirer toutes les qualités, rien ne vaut la cuisson à la vapeur avec un filet d'huile non raffinée au moment de servir. En été, régalez-vous de délicieuses salades composées arrosées d'huile de colza ou aromatisées à l'huile de chanvre. Votre santé en dépend.


 

 

Le tableau suivant regroupe les principales huiles

et leurs caractéristiques

 

N.B. La colonne de droite ne s'affiche pas avec ses indications de prix,

mais une version complète peut être consultée en format PDF

(voir plus bas)

 

 

  AGS Ω9 Ω6 Ω3

Ω6/Ω3

Vit. E

mg/100g

GLA

Acide

palmitique

Point

de fumée

Prix
Lin 10 18 14 58 0,24 12 - 5 107° €€€€
Cameline 10 23 29 38 0,6 67 - 6 252° €€€
Chanvre 6 15 55 18 3 40 2 6 165° €€€
Colza 7 60 26 8 3,25 42 - 4 240°
Noix 10 17 64 11 5,8 7 - 7 160° €€€
Soja 14 22 59 7 8,4 13 - 10 160°
Olive 14 75 7 0,6 11,7 25 - 10 191° €€
Palme 50 38 10 0,5 20 26 - 44 235°
Noisette 8 76 12 0,4 30 22 - 6 221° €€€
Maïs 12 29 54 0,9 60 15 - 10 160°
Sésame 15 40 40 0,4 100 15 - 8 177° €€
Arachide 16 54 25 0,2 125 17 - 9 160°

Pépins

de raisin

11 19 66 0,3 220 15 - 7 216° €€

Graine

de courge

18 28 53 0,2 265 4 - 9 ? €€
Argan 17 45 33 0,1 330 0 à 70 - 12 ? €€€€
Tournesol 10 28 57 0,1 570 75 - 6 107°
Beurre doux 55 13 1 0,3 3 1,5 - 22 130°


 

 

Sources :

• Hélène Lemaire – Le bonheur est dans les huiles, éd. Quintessence, 2007.

• Massimo Nespolo – Huiles végétales, savoir les consommer, Alternatives végétariennes N° 110 (décembre 2012). Voir l'article complet sur le site de l'AVF : http://www.vegetarisme.fr/ressources.php?content=ressources_telechargements_fiches

• Chantal & Lionel Clergeaud - Les huiles végétales, éd. Amyris.

• Dr Dominique Rueff – Oméga 3, éd. Jouvence, 2004.

ANSES – Table de composition des aliments

 

Passeport Santé - Le canola

 

 

 

Voir l'article en PDF

 

 


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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 18:20

 

L'Union Végétarienne de France a longtemps diffusé une brochure très complaisante vis-à-vis du soja. Et pour cause, la dite brochure était publiée par "Nutrition & soja", une émanation des industriels de la filière. Le dit document est actuellement épuisé et ce n'est pas plus mal comme ça !

D'un autre côté, des auteurs comme Kaayla T. Daniel diabolisent le soja. (Son livre Soja, ami ou ennemi de notre santé, qui avait fait l'objet d'une souscription début 2012, n'est toujours pas sorti en mars 2013).

Qui croire ?


Nous avons du reste déjà abordé ce sujet dans notre e-book Être végétarien, le bon choix ? ( Livre téléchargeable) sous le titre "Le soja est-il toxique ?" pages 158 à 164.


Il peut être tentant pour un végétalien de faire une consommation importante de soja, souvent considéré comme le substitut par excellence des protéines animales. Certes, le soja est réputé pour sa teneur exceptionnelle en protéines (35 à 40 %). Et quoi de plus pratique que cet aliment, maintenant disponible sous de nombreuses formes dans les magasins spécialisés. Sauf que, pour un athlète de haut niveau, un aliment riche en phyto-œstrogènes (les iso-flavones) s'avère contre-productif. Les sportifs qui ont recours au dopage recherchent plutôt des hormones mâles comme la testostérone ! On en a eu la preuve dans l'actualité ces derniers jours avec un célèbre coureur cycliste.

Dans le pire des cas un abus de soja pourrait provoquer un développement mammaire pas forcémment bienvenu chez un homme. L'abus de bière riche en houblon - autre plante œstrogène-like - peut produire cet effet.  D'autre part, le soja est un aliment potentiellement allergisant et les personnes intolérantes aux œufs ne le supportent pas en général.

 

En somme, le soja est plus à réserver à la femme ménopausée qu'au sportif, surtout s'il constitue une part importante de la ration alimentaire.


N'oublions pas, d'autre part, quelques sources essentielles de protéines pour le végétarien comme pour le végétalien :

  • Les légumes secs traditionnels : lentilles (25 % de protéines), haricots (20 %), pois cassés (22 %), pois chiches (20 %), fèves (23 %) et lupin (44 %). Ils doivent cependant être consommés modéremment - surtout chez les tempéraments VATA - sous peine de ballonnements
  • Les graines oléagineuses, également riches en protéines : noisette (16 %), amande (25 %), noix (14 %), noix de cajou (20 %), pistache (25 %), pignon de pin (16 %), arachide (26 %), graines de tournesol (20 %), de sésame (17 %) et de courge (25 %). La seule réserve sur ces trois dernières (tournesol, sésame et courge) étant leur absence d'omega 3, les oméga 6 très présents pouvant accentuer les problèmes de peau et autres maladies inflammatoires. Au contraire, la noix a une bonne teneur en oméga 3, dont nous sommes presque tous déficitaires et un rapport Ω6/Ω3 harmonieux de 4.
  • Certaines céréales comme l'épeautre (16 %), le kamut (17 %) et le quinoa (14 %), ce dernier étant dépourvu de gluten potentiellement allergisant.
  • Et n'oublions pas l'ortie fraîche avec 5,5 % de protéine (soit 35 % sur la matière sèche), plus que dans n'importe quel légume. 


Cependant, il ne faudrait pas faire une fixation sur les protéines.

Leur consommation en excès est cause d'un encrassement de l'organisme (foie et reins en particulier) et de dépôts d'acide urique au niveau des articulations, sources de rhumatismes. On sait aussi que, tout comme le sucre, les protéines favorisent la croissance des cellules cancéreuses...  

Elles constituent principalement un aliment des muscles, surtout utile en période de croissance, chez les travailleurs de force et chez les sportifs. Et on connaît l'importance accordée par les athlètes à leur ration quotidienne de protéines. Le mythe du végétarien carencé en protéines viendrait d'une idéologie qui valorise la compétition ; cette dernière n'étant qu'une manière d'apprendre aux individus à se marcher les uns sur les autres. Les "mangeurs de soja" seraient alors perçus comme des femmelettes, des idéalistes. Mais pourrons-nous bâtir un monde meilleur en essayant toujours d'écraser l'autre ?

 

 

P.S. Curieusement, le magazine "Principes de Santé" de janvier 2013, qui vient de paraître, aborde le thème des phyto-hormones et du soja en particulier (page 14) sous la plume du Dr Éric Menat. Je le cite :

 

Le cas particulier du soja

 

"J'ai l'habitude de dire que le soja n'est ni un bon ni un mauvais aliment. Mais le soja est aussi connu pour sa teneur en phyto-oestrogènes. Pourtant, les études montrent que les femmes qui consomment du soja avant la ménopause ne font pas plus de cancer. En effet, les hormones comme les oestrogènes ont un effet sur le sein grâce à leur fixation sur un récepteur hormonal situé à la surface des cellules mammaires. Les phyto-oestrogènes se fixent sur le même récepteur, mais ont un effet hormonal 10 000 fois moins puissant que les hormones chimiques. C'est pour cela que vous pouvez consommer un peu de soja. Certains spécialistes affirment même qu'avant la ménopause, la consommation régulière de soja pourrait réduire le risque de cancer, mais les preuves ne sont pas suffisantes pour le conseiller sans réserve. Après la ménopause, le soja reste neutre, voire protecteur, uniquement pour les femmes en sur-poids. Pour les femmes minces, il pourrait augmenter le risque de cancer".

 

 

Sur le même sujet, voir l'article publié dans la Newsletter de Jeudi-Veggie Toute la vérité sur les "phyto-oestrogènes" :

 

http://www.jeudi-veggie.fr/toute-la-verite-sur-les-phyto-oestrogenes.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=Ptit_V%C3%A9g_n%C2%B0_152

 


 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:40

  • Le débat sur la viande rebondit

 Après quelques mois de relative accalmie, le débat sur l'opportunité ou non de manger de la viande rebondit avec le livre NO STEAK de Aymeric Caron à paraître le 16 janvier 2013 chez Fayard. Son auteur n'est autre que le remplaçant d'Audrey Pulvar dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" le samedi soir sur France 2. Aymeric Caron a fait ses armes comme grand reporter en Irak, en Afghanistan et au Kosovo pour Canal+, avant de s'imposer comme un redoutable débatteur, à l'esprit pugnace, tout en restant parfaitement courtois avec ses interlocuteurs.


Dans l'émission "On n'est pas couché" du 6 octobre 2012, il révélait à l'antenne être végétarien, prenant ouvertement parti contre le mode de production du foie gras, par respect pour la vie animale. L'association de protection animale L214 s'est beaucoup investie contre le foie gras à l'occasion des fêtes de fin d'année. Cela n'a pas empêché les français d'en consommer plus que jamais.

Alors, tout cela ne servirait-il à rien ? Ou au contraire, un réveil des consciences serait-il imminent, avant que l'humanité ne devienne végétarienne ainsi que le pense Aymeric Caron. Le magazine LE POINT du 10 janvier 2013 consacre en tout cas sa couverture au sujet avec un dossier de 10 pages.

 

lepoint2104-viande-la-nouvelle-guerre-de-religion1

 

Les extraits du "manifeste" d'Aymeric Caron paraissent engageants et la couverture du livre est très réussie, comme on peut le voir sur le site officiel de l'auteur link .

Interrogé par Le Point, celui-ci déclare :"Mon enquête a duré dix mois, j'ai rencontré des diététiciens, des militants, des spécialistes du bien-être animal, des juristes..."

Quand un journaliste de talent s'engage dans une cause juste, on peut s'attendre à des résultats remarquables. Affaire à suivre.

 

À l'occasion de la sortie de son livre, Aymeric Caron a été invité par RMC le 15 janvier. À l'antenne, il a eu un échange de propos houleux avec un éleveur de charolais. link

 

 

  • Levée de boucliers contre le lobby des chasseurs

Le 11 janvier 2013, huit associations de défense des animaux ont adressé une lettre ouverte au Président de la République, s'insurgeant contre le privilège dont bénéficient les fédérations de chasse, autorisées depuis mars 2010 à intervenir dans les classes à la demande du corps enseignant afin de "contribuer à l'éducation au développement durable et à la nature" des élèves. Or, ainsi que François Hollande l'a récemment rappelé aux établissements d'enseignement libre, la règle de neutralité ne souffre "aucune exception". Les défenseurs des animaux prennent le chef de l'État au mot en lui demandant d'appliquer cette règle strictement en bannissant de l'école le prosélytisme des chasseurs.

Je les cite  : "Si les écoles doivent rester, comme nous le croyons nous aussi, des lieux d’impartialité, il n’y a aucune raison pour que les chasseurs viennent recruter dès l’école pour initier au plaisir de tuer des animaux et surtout pour maintenir leurs effectifs afin de conserver leur influence politique."

 

panneau-long

 Il nous semble que cette requête a peu de chances d'aboutir, alors que François Hollande est préoccupé par deux problèmes d'envergure : le conflit au Mali et son projet de loi sur le mariage pour tous.


 

Lien vers la lettre ouverte

 

 Voir aussi l'article du Parisien du 10 janvier 2013

 


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