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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:52

 

Comme le soulignait une femme médecin avec laquelle je m'entretenais, les occidentaux n'ont pas conscience à quel point leur régime alimentaire est carencé en vitamines et minéraux (calcium, magnésium, zinc, vit. D et B12 en particulier). Ces carences sont la porte ouverte à un grand nombre de maladies. Cependant, les compléments alimentaires de synthèse ne sont pas la solution. Ils peuvent parfois s'avérer pires que le mal.

Heureusement, il existe dans la nature un super-aliment, véritable mine de minéraux et d'oméga 3. Il s'agit de la graine de chanvre. Je ne parle pas ici du chanvre indien (Cannabis sativa L. indica), aux propriétés psychotropes bien connues, mais du chanvre textile (Cannabis sativa L. vulgaris). Le chanvre était autrefois exploité pour sa fibre, qui servait à confectionner des cordages pour la marine à voile. En deux siècles, la surface cultivée en France est passée de 176000 à seulement 8000 ha. Plante dioïque (pieds mâles et femelles séparés) comme la grande ortie, le chanvre peut atteindre 4 mètres de haut et exige une terre fertile. Il apprécie les sols neutres, argileux ou limoneux, riches en humus et bien drainés, avec une humidité abondante pendant la période de croissance comme pour le maïs.

Aujourd'hui, le chanvre est surtout utilisé pour la fabrication du papier à cigarette et de la ficelle des facteurs. Depuis peu, il sert aussi comme matériau d'isolation dans la construction, et de ses résidus de fabrication on fait de la litière végétale pour les animaux de compagnie.

 

 

De tout temps, la graine de chanvre, ou chènevis, a servi à l'alimentation des poissons, des oiseaux et de la volaille qui en sont très friands. La France en produit 5000 tonnes par an, qui partent presque entièrement à l'exportation. Depuis une douzaine d'années, on trouve dans les magasins de produits bio de l'huile de chanvre, extraite par pression à froid des graines. Cette huile verte très précieuse contient 81% d'acides gras poly-insaturés, dont 17 à 21% d'oméga 3 (acide α-linolénique), avec un rapport Ω6/Ω3 idéal de 3. De plus, elle contient 1,7% à 2% du très rare acide γ-linolénique (GLA pour Gamma Linolenic Acid), que l'on ne trouve que dans les huiles de bourrache, d'onagre, de pépins de cassis et dans la spiruline. Cet acide γ-linolénique est particulièrement intéressant. Normalement, l'organisme humain le synthétise à partir de l'acide linoléique (Ω6). Mais, dans de nombreuses situations, l'enzyme qui permet sa transformation (la Δ6 désaturase) est bloquée. Notamment en cas de troubles fonctionnels comme le diabète, de carence en magnésium associé au stress, d'encrassement intestinal chez les personnes âgées, de consommation d'acides gras trans utilisés dans la pâtisserie industrielle, d'alcoolisme, d'infections virales etc. Dans toutes ces situations, il est nécessaire d'apporter à l'organisme des acides gras pré-transformés, comme le GLA. Mais, si ces acides gras polyinsaturés ont des propriétés antioxydantes et combattent le mauvais cholestérol, cause de maladies cardiovasculaires, leurs principes actifs sont particulièrement sensibles à l'air et à la lumière. L'huile de chanvre doit donc être conservée au réfrigérateur et consommée dans un délai de 1 an maximum.

 

 

Les graines de chanvre décortiquées sont encore plus intéressantes que l'huile qu'on en extrait. En effet, question minéraux et oligoéléments, la graine de chanvre est championne toutes catégories. Évidemment, cette teneur est variable et dépend beaucoup de la fertilité du terrain sur lequel elle est cultivée.

 

La graine de chanvre est surtout riche en protéines (22,5%) et en fibres insolubles (32,1%) que l'on retrouve dans le tourteau à destination du bétail, après extraction de l'huile (30 à 40% suivant les variétés). La graine de chanvre contient aussi des quantités très élevées de calcium, magnésium, potassium, phosphore et soufre, ainsi que du fer et du zinc en quantité moindre. On y trouve également une teneur appréciable en provitamine A.

 

Mais les graines fournies par la grande distribution – sur le marché américain en tout cas – sont stérilisées par ionisation (en clair irradiées) pour éviter qu'elles ne servent à la culture de la plante qui est très réglementée en France et interdite aux États-Unis. Ce procédé enlèverait à la graine de chanvre une grande partie de ses vitamines. La graine de chanvre décortiquée est difficile à trouver sur le marché français. On ne peut s'en procurer que chez le producteur en vente directe ou dans de rares magasins bio.

 

Si l'usage alimentaire de la graine de chanvre est resté marginal, cela tient entre autre à des problèmes de conservation non maîtrisés par le passé. Cependant, elle a toujours été consommée en Chine (grillée), au Japon (en condiment), ainsi qu'en Ukraine et en Pologne (en gâteaux).

 

Proposez un mélange de graines pour oiseaux à des tourterelles, vous verrez bien que la première chose qu'elles mangeront sont les graines de chanvre. Et les pêcheurs savent bien que le chènevis est l'un des meilleurs appâts pour le gardon. En somme, les animaux sont moins bêtes que nous. Ils savent apprécier ce qui est bon pour leur santé.

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 


 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 03:55

 

Alors que le soja semblait constituer pour bien des végétariens une alternative idéale à la viande, fournissant les protéines de base, une série d'articles parus ces dernières années dans la presse internationale est venue jeter le trouble dans les esprits.

 

Les auteurs de ces articles, principalement Sally Fallon et Kaayla T. Daniel, présentent le soja comme une graine hautement toxique. À les croire, les phytates que l'on retrouve dans le soja bloquent l'absorption des minéraux au niveau de l'intestin, pouvant entraîner toutes sortes de carences, en particulier en zinc. Le soja contient également des quantités massives d'isoflavones, phytoestrogènes qui provoqueraient des naissances avant terme ou des enfants mort-nés chez la femme enceinte. Employé chez les nourrissons, le « lait » de soja aurait des effets dramatiques, se révélant quelques années plus tard par une puberté précoce chez les filles et un développement sexuel anormal chez le garçon, accompagné de difficultés scolaires dans les deux cas. Précisons tout de même que ces affirmations ont été énergiquement démenties par K.O. Klein, du département des sciences cliniques de l'Hôpital pour enfants A.I. Dupont. Le rapport du Journal Pediatrics sur lequel Sally Fallon prétend s'appuyer ne fait pas mention du soja...(cf http://www.aviva.ca/article.asp?articleid=14).

 

D'après Sally Fallon et Mary G. Enig (Soja : Conséquences d'une information manipulée, Nexus n°9, juillet-août 2000), un bébé nourri exclusivement au « lait » de soja recevrait l'équivalent de 5 pilules contraceptives par jour ! Le soja contiendrait également des principes hormonaux qui perturbent le fonctionnement de la thyroïde, provoquant l'apparition de goitres. Pire, il recèlerait de l'hémaglutinine, une substance favorisant les thromboses. Enfin, la consommation de soja entraînerait une altération de la muqueuse intestinale, accompagnée de troubles divers : diarrhées, maux de tête, flatulences, mauvaise haleine. Chez l'enfant, ces troubles pourraient persister plusieurs années après l'arrêt de la consommation du soja, favorisant ultérieurement des allergies respiratoires. Elles font observer que le soja est reconnu comme très allergisant pour les ouvriers qui le manipulent, pouvant provoquer de graves allergies respiratoires. Dans les années 1980, plus de mille cas nécessitant hospitalisation auraient été répertoriés dans le seul port de Barcelone. À tel point que le soja serait désormais considéré comme l'un des principaux aliments allergisants. Ceux qui sont déjà allergiques à l'arachide ou intolérants au lait de vache étant particulièrement sujets à développer une allergie au soja. Et la liste n'est pas close.

 

Si ces dames ont cherché à diaboliser le soja, elles y ont parfaitement réussi. Cependant, Marjolaine Jolicœur observe que Kaayla T. Daniel et Sally Fallon font « partie de la Foundation Weston A. Price , un organisme se consacrant à la promotion « d'aliments riches en éléments nutritifs et en activateurs vitaux liposolubles qu'on ne trouve que dans les graisses animales » ». Sally Fallon est même « présidente de cette fondation pro-viande » et se livre à « un éloge dithyrambique de la viande de bœuf » dans son ouvrage Myths and truths of beef (Le soya est-il dangereux ? par Marjolaine Jolicœur, Journal AHIMSA, automne 2006).Curieux pour une nutritionniste, vu la nocivité notoire des graisses animales pour le système cardiovasculaire. Là, on peut commencer à s'interroger sur leur honnêteté intellectuelle. Ce n'est pas la première fois que l'on observe des intérêts croisés; ils sont nombreux et rarement avoués entre l'industrie pharmaceutique et le monde médical.

 

En France, on a aussi un personnage haut en couleur, qui consacre toute son énergie à défendre la cause des producteurs de charcuterie, d'œufs, d’huîtres ou de pruneaux d'Agen. Ce VRP multicartes est médecin, le Dr Jean-Marie Bourre. Dans un article plein d'humour, le site lanutrition.fr a décerné le grand prix de la propagande 2006 à ce « pourfendeur de végétariens » et « découvreur autoproclamé des oméga 3 ». Il faut dire qu'un médecin qui fait l'apologie de la charcuterie, ce n'est pas banal de nos jours. Surtout quand il parle des « méfaits » des protéines végétales. Voilà un comportement peu déontologique ! Mais le pire, c'est qu'il y a toujours des gens pour avaler ce genre d'arguments grotesques.

 

Pour en revenir à notre soja cloué au pilori, qu'y a-t-il de vrai dans toutes ces accusations ? Pas facile de démêler le vrai du faux.

Il semble même que ces critiques aient atteint leur but puisque, en 2005, L'AFSSA a établi des recommandations pour éviter l'usage du soja chez les nourrissons, les femmes enceintes et celles ayant des prédispositions familiales de cancer du sein.

Le magazine Que Choisir a même publié en 2006 un dossier assorti d'un test relevant le plus fort taux d'isoflavones, soit 72 mg, dans une portion de 125 g de tofu bio. On atteindrait là la limite dangereuse de 73 mg/jour à laquelle des effets néfastes ont été relevés, d'après les expertsconsultés par Que Choisir.

Mais plusieurs articles publiés sur le site lanutrition.fr par le Pr. Narbonne (toxicologue) et Hervé Berbille (ingénieur en agroalimentaire et spécialiste du soja) mettent en cause la fiabilité de ces publications (http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/le-soja/).

 

D'après les auteurs américains compétents et intègres qui ont étudié la question comme John Robbins ou le Dr Mac Dougall, il y a un fond de vérité dans les accusations portées contre le soja. Mais ce serait surtout le soja OGM et les protéines texturées qui poseraient problème. Le soja bio sous ses formes traditionnelles de tofu, miso, natto ou tempeh serait parfaitement inoffensif, à condition d'être consommé en quantité raisonnable. Par ailleurs, le contexte français est un peu différent de celui des États-Unis. Là-bas, le soja a envahi toute la chaîne alimentaire, se cachant dans un grand nombre de produits industriels. On le trouve dans les hamburgers, le pain vendu en supermarché, la presque totalité des margarines, les crèmes glacées et la plupart des produits agroalimentaires. (Ce peut être sous forme de lécithine, également baptisée « émulsifiant E322 » et suspectée de provoquer des allergies). Ainsi, le peuple américain est transformé en cobaye, avalant toute une panoplie de substances douteuses, parmi lesquelles l'aspartame et le glutamate monosodique tiennent une place de choix. En France, il semble que le soja soit un peu moins présent, mais tout dépend dans quel type d'alimentation.

 

De façon sans doute justifiée, Kaayla T. Daniel observe au sujet du soja OGM : « Au Royaume Uni, le York Nutritional Laboratories, l'un des premiers laboratoires européens spécialisés dans la sensibilité alimentaire, a constaté une hausse de 50% des allergies au soja en 1998, année où les graines de soja génétiquement modifiées ont fait leur apparition sur le marché mondial » (Kaayla T. Daniel, Le Soja– NEXUS, novembre 2004). En plus d'une forte teneur en allergènes et d'une valeur nutritionnelle réduite, le soja OGM contiendrait des taux très élevés de résidus d'herbicides (Roundup). Le seul moyen d'éviter les OGM est encore de consommer des produits bio. N'oublions pas que le soja constitue une part importante de l'alimentation des animaux de boucherie et des races laitières...

 

Mais John Robbins observe que les accusations de Sally Fallon et de Mary G. Enig s'appuient avant tout sur des tests de laboratoires concernant des animaux nourris de doses massives de soja (OGM ?), et qu'ils sont en contradiction avec les études de population montrant par exemple que les japonais, consommateurs réguliers de soja, ont une longévité largement supérieure à celle des américains. Ils détiennent même le record mondial. La population d'Okinawa, citée en exemple pour ses habitudes alimentaires et sa bonne santé, consomme du soja sous forme de tofu une à deux fois par jour (60 à 120g/jour, soit le double du japonais moyen). Dans ces populations, les taux d'ostéoporose, ainsi que de cancer du sein et de la prostate sont remarquablement bas, indiquant une protection globale.

Les phytates étant en grande partie neutralisés par les procédés naturels de fermentation, le soja ne peut donc pas être accusé de provoquer une déminéralisation, s'il est consommé sous ces formes à dose modérée. Au contraire, de nombreuses études ont relevé chez les végétariens – principaux consommateurs de soja – des os plus solides et un meilleur taux de calcium que chez les mangeurs de viande. L'accusation envers le soja de provoquer l'ostéoporose semble donc peu crédible, sauf pour les protéines texturées de soja que des études récentes mettraient en cause dans l'ostéoporose d'après John Mac Dougall. Mais d'autres facteurs interviennent dans cette pathologie comme la sédentarité.

En ce qui concerne le cholestérol, les affirmations de Fallon, Enig et Bourre le présentant comme « notre meilleur ami » sont contraires à la littérature scientifique qui le reconnaît au contraire comme un indicateur important de risque cardiovasculaire. Mais il est vrai que son importance est actuellement remise en question par une partie du corps médical, en relation avec le traitement par les statines.

Par ailleurs le rôle protecteur du soja contre le cancer de la prostate paraît solidement établi ; de même que l'efficacité (modérée) des isoflavones de soja sur les bouffées de chaleur de la ménopause et pour abaisser le taux de cholestérol. Par contre, le corps médical estime généralement que les femmes atteintes de cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein feraient bien d'éviter le soja ou d'en limiter la consommation. John Robbins recommande également aux femmes enceintes d'éviter les compléments alimentaires à base de soja.

 

Fallon et Enig accusent encore le soja de favoriser la maladie d'Alzheimer. Elle se basent uniquement sur une étude faite à Hawaï où le mode particulier de préparation du tofu augmente anormalement sa teneur en aluminium, reconnu comme un vecteur de la maladie. Au contraire, le Japon, où la population consomme plus de tofu qu'à Hawaï, connaît un taux plus faible de la maladie d'Alzheimer. John Robbins montre que, non seulement le soja n'altère pas le fonctionnement cérébral, mais qu'il le stimule au contraire, en prenant l'exemple d'un camp de redressement en Floride où des adolescents délinquants ont vu leurs capacités d'apprentissage et leur énergie augmenter de manière stupéfiante après un mois de régime végétalien comprenant du tofu (What about soy ?http://www.johnrobbins.info/what-about-soy/).

 

Par contre l'alimentation des bébés au « lait » de soja maternisé, qui s'est banalisé aux États-Unis, semble poser un grave problème.

John Mac Dougall est un médecin californien, spécialiste renommé en matière de nutrition. Il reconnaît que les doses de phytoestrogènes auxquelles sont exposés les bébés américains sont 6 à 11 fois plus élevées que celles qui causent des changements dans le cycle menstruel des femmes adultes, et que l'on sait très peu de choses sur l'innocuité des laits pour bébé à base de soja. En fait, rien ne semble remplacer le lait maternel, qui renforce les défenses immunitaires de l'enfant si l'allaitement est poursuivi durant au moins 6 mois. Il est d'ailleurs reconnu que le lait maternel des végétaliennes a une teneur en résidus chimiques toxiques négligeable comparativement à la moyenne de la population.

 

John Mac Dougall insiste sur le caractère malsain des protéines texturées de soja (Soy, Food, Wonder Drug or poison ? Par le Dr Mc Dougall http://www.drmcdougall.com/misc/2005nl/april/050400.htm. Ces « super-aliments » sont obtenus par des procédés chimiques agressifs, qui dénaturent leur structure, altèrent leur teneur en acides aminés et augmentent de façon importante leur pouvoir allergisant. Mon avis personnel est que les végétariens qui consomment des steaks de soja au goût de canard ou de jambon n'ont pas fait une croix sur la viande dans leur tête. Ils cherchent à se leurrer par des imitations. Le seul avantage de ce type de repas est sa facilité de préparation.

 

 

Notre position sur le soja sera donc d'en faire une consommation modérée, uniquement sous forme traditionnelle et biologique. Et surtout, il convient d'éviter au maximum tous les aliments industriels qui contiennent cachés des extraits de soja génétiquement modifié.

Si le consommateur se retrouve bien désemparé, il y a pourtant une solution : revenir à des pratiques alimentaires traditionnelles basées sur l'autosuffisance (un terme cher à Gandhi), en privilégiant les variétés anciennes de légumineuses, sources de protéines de nos ancêtres.

 

 

Nouvelles études en faveur du soja

 

Un nouveau blog dénommé naturo-passion.com (La naturopathie passionnément) a publié en avril 2013 un article intéressant intitulé "Le point sur le soja" (http://naturo-passion.com/category/soja-2/) qui a provoqué un vif débat sur internet. On y apprend que 5 études récentes viennent de confirmer les effets bénéfiques ou protecteurs du soja. Je le cite :

  • " Les produits alimentaires à base de soja qui contiennent des isoflavones (lait de soja, tofu, thé vert, arachides) peuvent contribuer à faire baisser la tension artérielle. Réunion annuelle American College of Cardiology, 25 mars 2012. "

  • " La protéine de soja peut réduire de façon significative l’accumulation de graisse et de tri-glycérides dans le foie des personnes obèses. Étude de l’University of Illinois College of Agricultural, présentée à l’Experimental Biology meeting 2012, 22 avril 2012. "

  • " Une alimentation riche en soja peut atténuer les effets induits par l’exposition au bisphénol A comme l’anxiété. Étude de la North State University, publiée dans la revue PLOS One le 5 septembre 2012. "

  • " Le soja révèle des protéines anticancéreuses. Il s’agit de la première étude à montrer que certaines protéines du soja sont capables d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses des cancers du côlon (73%) , du foie (70%) et du poumon (68%). Étude conduite par 3 équipes de l’université de l’Arkansas, publiée dans la revue Food Research International de février 2013. "

  • " Les isoflavones du soja prolongent la survie en cas de cancer du poumon. Cette étude portant sur 80.000 femmes chinoises atteintes d’un cancer du poumon a montré que les patientes aux apports alimentaires les plus élevés en soja (110 g/j) avaient une nette meilleure survie globale à 12 mois (60%) par rapport à celles à plus faible consommation (50 g/j) (50%). Étude publiée dans le Journal of Clinical Oncology le 25 mars 2013. "

 

Jusqu'à présent, le soja était suspecté par le corps médical de pouvoir favoriser le cancer du sein. S'il reste un léger doute pour ce type de cancer, les deux dernières études démontrent au contraire que le soja a un effet protecteur contre le cancer du poumon. On va donc clairement dans le sens d'une innocuité du soja.

Mais la recherche dans ce domaine évolue rapidement, puisqu'une étude californienne, publiée le 13 mai 2013 dans le journal Oncology (http://www.cancernetwork.com/breast-cancer/content/article/10165:2141945), semble indiquer un effet protecteur des isoflavones de soja contre la récidive du cancer du sein. Les suspicions antérieures étaient liées à des études faites sur la souris.

L'étude en question a constaté que, chez 9514 malades ayant survécu à un cancer du sein, celles qui avaient reçu des apports élevés en isoflavones avaient connu un taux de récidive statistiquement significatif de 25% inférieur sur un suivi de 7,4 années.

Les auteurs de l'étude concluent :

« En regard des données cliniques et épidémiologiques, notre position est que les cliniciens devraient permettre l'utilisation de soja par leurs patientes pour celles dont le soja représente une part normale de leur diète, et ne pas décourager les rescapées d'un cancer du sein d'une consommation modérée ».

On note cependant des interactions médicamenteuses, les isoflavones de soja pouvant bloquer l'action du tamoxifène, un médicament utilisé contre le cancer du sein.


 

En fonction des différentes données rapportées dans ce chapitre, une consommation journalière de 80 à 120 g de tofu bio nous paraît raisonnable et sans risque pour la santé.

Il est vraisemblable que la plupart des problèmes attribués au soja sont dus au fait que la majorité de la production mondiale de soja est désormais réalisée en culture OGM. Elle se retrouve ensuite dans l'alimentation des volailles (poulets de chair et poules pondeuses), porcs et vaches laitières. À moins de consommer des produits bio, les gens mangent des OGM sans le savoir !


 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 

Voir l'article en PDF

 

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 20:22

Mis à jour le 8 juin 2016

S'il est vivement conseillé aux véganes et aux végétariens de longue date de prendre des compléments alimentaires de vitamine B12, il n'est pas si facile de trouver la bonne spécialité au bon dosage.

 

Certes, on trouve de la vitamine B12 en vente libre en pharmacie, généralement en ampoules buvables dosées à 1000µg. Mais on peut légitimement se poser des questions sur l’innocuité des additifs. Ainsi, pour la vit. B12 Delagrange du laboratoire Sanofi-Aventis (à 2,73 € les 6 ampoules), il s'agit d'acide chlorhydrique concentré (E507) capable de provoquer un choc anaphylactique en injection ! On imagine aisément que, même en absorption orale, l’excipient ne doit pas être complètement anodin. Par ailleurs, le dosage de 1000µg est trop élevé pour une prise quotidienne régulière.

 

La marque américaine Solgar, spécialisée dans les compléments alimentaires, produit de la vitamine B12 en gélules végétales adaptées aux végétariens et dosées à 500µg au prix d'environ 11€ le flacon de 50 gélules. On trouve ce produit dans les magasins BioCoop, Naturalia, certaines boutiques Les nouveaux Robinson  et quelques pharmacies.

Si l'on se réfère au document « Ce que tout végane doit savoir sur la vitamine B12 » diffusé par la Société Végane et signé par des auteurs éminents comme Vesanto Melina et Brenda Davis, il est conseillé de prendre soit un complément quotidien de 10µg, soit une dose hebdomadaire de 2000µg. Vous me direz que le compte n'y est pas. C'est normal, car l'absorption par l'organisme est très réduite à dose élevée. C'est la raison pour laquelle des faibles doses quotidiennes sont préférables à des doses élevées plus espacées.

Comme il n'est pas possible de diviser une gélule, on réservera celles de Solgar à une prise hebdomadaire à raison de 4 gélules par prise, soit un prix de revient d'environ 3,5 € par mois.

 

Il existe également de la vitamine B12 en comprimés dosés à 100 µg sous la marque Veganicity au prix d'environ 5,50 € le flacon de 90 comprimés. En théorie, il faudrait casser chaque comprimé en 10 morceaux, ce qui reviendrait à 0,18 € par mois. Comme ce n'est pas commode, on peut se contenter de couper les comprimés en 4, ce qui donne un prix de revient de 0,46 € par mois (dose d'entretien) ; 1,80 € si l'on prend les comprimés entiers, en cas de carence avérée ou suspectée.

 

IMG 4353

À Paris, la vitamine B12 Veganicity est disponible chez Un monde vegan et Namo bio, mais il est préférable de s'assurer de la disponibilité du produit car les ruptures de stock sont fréquentes.

 

 

Voir aussi notre article :  Vitamine B12

Attention, il existe 4 formes de vitamine B12 : une synthétique, la cyanocobalamine (à éviter car peu efficace) et 3 formes naturelles, la méthylcobalamine, l'adénosylcobalamine et l'hydroxocobalamine. Les marques Delagrange et Veganicity proposent de la vitamine de synthèse. Solgar - qui faisait des gélules végétales de cyanocobalamine dosées à 500 mg - propose depuis peu également de la méthylcobalamine en comprimés de 1000µg, de même que la marque Super Smart, tandis que le laboratoire D.Plantes a opté pour l'hydroxocobalamine en gélules végétales de 500µg. D'après l'auteure du blog Crudi Vegan - qui a testé plusieurs formes de vitamine B12 - la méthylcobalamine de Super Smart en comprimés dosés à 1mg donnerait de bons résultats. C'est aussi l'une des moins chères à 19€ le flacon de 100 comprimés pour 3 mois de traitement.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 22:17

 

Bébés, enfants et adolescents peuvent-ils adopter un régime végétarien sans menacer leur santé ?


Pour l'
Association des diététiciens américains et canadiens, comme pour la Société canadienne de pédiatrie, la réponse est positive, à condition cependant de prendre un certain nombre de précautions indispensables. Comme le note l'Association Végétarienne de France, l'attitude du corps médical est beaucoup plus ouverte outre-atlantique qu'en France, où il existe encore de nombreux préjugés vis-à-vis de ce régime, même si les mentalités commencent à évoluer. On se fiera donc en particulier à la Société canadienne de pédiatrie, qui a publié en juin 2010 un document détaillé sur la question.

Il en ressort qu'un régime lacto-ovo-végétarien bien conduit pose peu de problèmes chez les enfants, tandis qu'un régime végétalien est nettement plus problématique. Quant aux régimes macrobiotique et frugivore, ils sont franchement déconseillés et nécessitent une étroite surveillance de la part d'un praticien averti (diététicien, médecin nutritionniste ou pédiatre compétent).

Par ailleurs, l'adolescence étant l'âge des ruptures et des remises en cause, après avoir écarté des troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie...), il conviendra de surveiller les points suivants :

 

Protéines

En particulier chez les végétaliens (qui ne mangent ni œuf, ni fromage) il faudra veiller à ce que la ration de protéines soit suffisante en donnant régulièrement des légumes secs, du tofu, ainsi que des graines oléagineuses. Ainsi, le petit-déjeuner devra comporter des noix, noisettes et amandes, aliments riches en protéines.

 

Apports en Oméga 3

Les noix apporteront en outre des Oméga 3 qui manquent souvent aux végétariens, lesquels ne consomment pas de poissons gras. On trouve encore des Ω3 dans les graines de lin (broyées) et dans l'huile de chanvre ou de colza de première pression à froid. L'acide linolénique que l'on trouve dans ces aliments est particulièrement important pour la santé du nourrisson, ainsi que chez la mère végétalienne enceinte ou allaitante pour la bonne constitution du fœtus (yeux et cerveau en particulier).

 

Vitamines D et B12

Enfants et adultes végétaliens, mais surtout les nourrissons de mère végétalienne, sont également très exposés à des carences en vitamine D et vitamine B12. Ils devront recevoir une supplémentation dans ces deux vitamines.

Les enfants végétaliens à la peau foncée vivant sous les climats froids devront impérativement prendre un complément de vitamine D, surtout durant les mois d'hiver.

Chez les adolescents, un carence sévère en vitamine B12 peut entraîner des lésions irréversibles du système nerveux !

Il convient de préciser ici que la situation en France est légèrement différente de celle en Amérique du Nord. Là-bas, un grand nombre d'aliments vendus en supermarché sont complémentés dans ces 2 vitamines (ce qui est surtout le cas chez nous pour le Fer ajouté dans les céréales pour petit-déjeuner). Il faudra donc bien veiller aux apports suffisants de ces 2 vitamines.

 

Éviter la carence en Fer

Les enfants végétariens ont également de grands besoins en Fer. Vu la faible bio-disponibilité du Fer végétal, il conviendra de l'associer avec des aliments riches en vitamine C pour une meilleure assimilation. Les aliments riches en Fer végétal sont, par ordre décroissant : les algues, le cacao, la graine de courge, la graine de sésame, la feuille d'ortie, tous les légumes secs (lentille, pois cassé, pois chiche, haricot...), le millet, la graine de tournesol, le persil, la noisette et l'amande.

 

Des aliments riches en Zinc

Les apports en Zinc seront procurés principalement par les noix (de cajou), graines de tournesol et de courge, lentilles, haricots mung, avoine et blé complet. La germination permettra de faciliter l'assimilation du Zinc, tout en bloquant l'action des phytates antagonistes.

 

Calcium

Contrairement à ce qui est dit dans la publicité, les produits laitiers ne sont pas indispensables à une bonne calcification. Ils peuvent même empêcher l'assimilation du Fer végétal s'ils sont consommés en grande quantité.

On trouve du Calcium en quantité appréciable dans un grand nombre de végétaux (choux, cresson, amandes, noisettes, pois cassés, graines de sésame par exemple). La meilleure preuve, c'est que les vaches, les chèvres et les brebis qui produisent un lait riche en calcium sont végétariennes, et que ce calcium, leur organisme l'a extrait des végétaux qu'elles ont mangés. Les meilleures plantes étant celles de l'alpage ou de la garrigue, car sauvages et variées.

Pour ceux qui consomment des laitages, les fromages de chèvre et de brebis sont à préférer car plus digestes et moins allergisants.

Par contre, il faudra que l'enfant végétarien évite de consommer en grande quantité des légumes riches en oxalates comme l'épinard, la bette et surtout l'oseille et la rhubarbe, qui bloquent l'absorption du calcium.

Il conviendra donc que parents et éducateurs s'informent auprès de sources indépendantes de l'industrie agroalimentaire, afin de pouvoir conseiller leur enfant en toute sérénité ou lui proposer des repas adaptés en ce qui concerne les chefs de cuisine.

 

Les recommandations sont sensiblement les mêmes en ce qui concerne les femmes enceintes ou allaitantes. Il faudra veiller à des apports importants en protéines, oméga 3, calcium, fer, zinc, en ajoutant l'acide folique et une supplémentation en vit. D et B 12.

 

 

Pour plus de précisions, on pourra se référer au document de

principes de la Société canadienne de pédiatrie:

Les régimes végétariens chez les enfants et les adolescents.

http://www.cps.ca/fr/documents/position/regimes-vegetariens

 

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 


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Published by ISISRET - dans TRIBUNE LIBRE
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 22:07

 

Vous pensiez que les végétariens sont tous faibles et maigrichons ?

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 12:56

 

Certes, des éléments récents semblent confirmer l'opinion largement répandue selon laquelle Hitler était végétarien.

 

Dans un documentaire intitulé « Le maréchal Hindenburg » diffusé sur ARTE le mardi 8 janvier 2013, Hubertus von Hindenburg, le petit-fils du maréchal apporte son témoignage. Ainsi, peu après son accession au pouvoir le 30 janvier 1933, Adolph Hitler fut reçu à plusieurs reprises dans la propriété familiale du maréchal Hindenburg à Neudeck en Prusse orientale. Et là, il perturbait quelque peu l'organisation culinaire de la famille en refusant de manger de la viande, ce qui obligeait ses hôtes à recourir au fromage, peu consommé à l'époque dans la région.

 

En février 2013, Margot Woelk, une allemande âgée de 95 ans a fait des révélations au Daily Mail. En 1942, après le bombardement de son appartement berlinois, elle se réfugia chez sa belle-mère à Gross Partsch en Prusse Orientale où elle fut enrôlée de force par des SS pour devenir l'une des goûteuses du Führer dans son QG de campagne sur le front de l'est. Là, elle était obligée de goûter tous les plats une heure avant qu'Hitler n'en mange à son tour. Elle déclare : « Tout était végétarien, uniquement des produits frais, des asperges aux petits pois en passant par des poivrons, du riz, mais aussi des salades. Tout était disposé sur les plats juste comme cela lui était servi ».


Cela fait-il pour autant d'Hitler un végétarien ?

 

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 12:36

 

Sous la forme d'un conte pour enfants intitulé Ami, l'enfant des étoiles, (Éditions L'Art de s'Apprivoiser, Québec, 1994) Enrique Barrios, auteur d'origine chilienne vivant au Brésil, met en scène un petit garçon, vivant chez sa grand-mère dans une ville du littoral, qui fait la rencontre fortuite d'un extra-terrestre de sa taille. Ce livre magique traduit en douze langues a été tiré à près de deux millions d'exemplaires et sert de matériel éducatif dans les écoles chiliennes. 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:09

 

Être végétarien

 

Paru en février 2014 aux éditions Chêne, ce livre est un petit bijou.


Destiné principalement aux apprentis végétariens, cet ouvrage bourré de détails pratiques et de conseils judicieux répond à une foule de questions sans jamais chercher à culpabiliser les « carnivores », mais en faisant preuve au contraire d'humour communicatif.


Déjà co-auteur des Chemins de Saint Jacques de Compostelle et de Radin Chic, Alexandra de Lassus n'est pas une débutante dans le domaine de l'édition. Assistée de Simon Sek pour les illustrations, elle a réalisé là un petit chef d’œuvre qui rend les végétariens drôles, ouverts et sympathiques. De quoi donner envie à ceux qui hésiteraient de franchir le pas.


 

Être végétarien  d'Alexandra de Lassus et Simon Sek, éd. Chêne, 2014, 144 pages, 16,90€. ISBN 978-2-81230-961-8

http://www.editionsduchene.fr/livre/alexandra-de-lassus-etre-vegetarien-3239159.html

 


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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 05:58

 

L'homme n'est pas le seul à pouvoir se passer de viande. Des animaux considérés comme exclusivement carnivores adoptent parfois un régime végétarien. Certes, ces cas sont extrêmement rares, mais fascinent et représentent une énigme scientifique.

 

Ainsi l'histoire de la lionne Little Tyke défraya la chronique aux États-Unis dans les années 1950. Au zoo de Seattle se trouvait alors une lionne arrachée à la vie sauvage, qui tuait tous les petits auxquels elle donnait naissance en les fracassant contre les barreaux de sa cage. Lorsque Georges et Margaret Westbeau furent témoins d'une nouvelle « tentative d'homicide », ils parvinrent à attraper le lionceau, gravement blessé à une patte et à le retirer des crocs de la lionne à travers les barreaux. Ils emmenèrent alors le bébé (qui était une femelle) dans leur ranch, où ils élevaient déjà chevaux, vaches, poulets, paons, accompagnés de chiens et chats. Curieusement, la jeune lionne, qui se remettait de sa blessure, refusait catégoriquement les os de bovins, qui sont un délice pour ses congénères, ainsi que les biberons de lait + céréales lorsqu'ils contenaient ne serait-ce qu'une goutte de sang. De même, la lionne frémissait de peur et se sauvait si elle sentait une odeur de viande hachée sur la main de son soigneur. Malgré la promesse d'une récompense de 1000 $ à qui pourrait faire manger de la viande à la lionne, celle-ci continuait de refuser toute nourriture carnée pour se contenter d'un mélange de céréales, de lait et d'œufs. Little Tyke s'entendait bien avec les chats de la ferme, ainsi qu'avec un faon, mais surtout avec l'agneau Becky, quimarquait un attachement particulier pour la lionne. La lionne témoignait aussi son affection en léchant avec douceur une portée de poussins. Elle abritait volontiers ceux-ci dans son encolure, voire dans sa gueule, sans leur faire aucun mal. Tout cela fut filmé par une équipe de télévision pour l'émission You asked for it ! (A votre demande) présentée par Art Baker. Little Tyke mourut à l'âge de 9 ans d'une infection pulmonaire (Détails et photos sur le site : http://pranique.com/lionveg.html).


Le régime végétarien de cette lionne présente une énigme pour la science. En effet, les félins sont des carnassiers qui peuvent devenir aveugles ou développer une cardio-myopathie lorsque leur alimentation est carencée en taurine. Or la viande est l'unique source de taurine, substance absente de l'alimentation végétale, alors que le lait et les œufs n'en contiennent que des traces. Comment Little Tyke a-t-elle pu vivre 9 ans en bonne santé sans un régime alimentaire adapté à sa race ? A croire que, par son choix délibéré, la lionne a provoqué une mutation génétique qui lui a permis de s'adapter à un régime sans viande et carencé en taurine.


Bien que rare, le cas de Little Tyke n'est pas unique. Dans son Autobiographie d'un yogi (chap. 42), le Swami Paramahamsa Yogananda cite le cas d'une autre lionne apprivoisée rencontrée à Allahabad en 1936. Elle refusait également la viande, lui préférant le riz et le lait.


Il existe des cas analogues chez les chats, comme Dante, le chat de Becky Page, en Grande Bretagne. C'est un jeune chat noir et blanc recueilli dans la rue, qui refuse la viande comme le poisson. Il se détourne des meilleurs aliments en boite, pour jeter son dévolu sur les fruits et légumes, en particulier les bananes. Ce chat d'intérieur déteste sortir. Il préfère rester à la maison avec ses compagnons : trois poulets, un lapin, deux cochons d'Inde, un rat, un hamster et un poisson. Une vraie arche de Noé !

 

Au Rajasthan, les Bishnoïs vouent une profonde vénération envers les arbres et protègent les gazelles du désert. Pour sauver des arbres, ils se laissèrent massacrer par centaines par les soldats du Maharaja de Jodhpur au 18ème siècle. Aujourd'hui, les Bishnoïs constituent un vivant modèle de protection de la nature pour les populations indiennes. Bien entendu ils sont végétariens et les gazelles sauvages approchent sans crainte des humains qui les soignent et les nourrissent. Au vrai sens du terme, puisque les femmes Bishnoïs n'hésitent pas à allaiter les bébés gazelles.


Il nous semble que l'exemple de ces animaux illustre une préfiguration de ce qui constituerait une humanité sans violence. Ne sont-ils pas venus sur terre en témoignage et pour nous donner une leçon ? A savoir que chacun d'entre nous peut renoncer à faire couler le sang et se nourrir sans porter atteinte à d'autres êtres vivants. Même la thèse des naturalistes, selon laquelle les canines des félins sont faites pour déchirer la viande, est mise en échec par des exemples comme celui de Little Tyke. Ainsi, il n'y aurait pas de fatalité dans la nature ; où plutôt, il existe une loi supérieure à la loi naturelle, qui peut briser les chaînes du déterminisme. (Le fait que les créationnistes américains se soient emparés de l'histoire de Little Tyke n'enlève rien à son authenticité).

 

Quant aux théologiens qui seraient tentés de le faire, ils ne peuvent plus désormais considérer comme une hallucination la vision du prophète Isaïe (65, 25) :

« Le loup et l'agnelet paîtront ensemble

Le lion comme le bœuf mangera de la paille,

Et le serpent se nourrira de poussière ».

 

Pour ma part, je pense depuis longtemps que l'humanité est appelée à devenir végétarienne, par choix ou par nécessité. C'est aussi ce que pense le Docteur Christian Tal Schaller, qui écrit : « ...le troisième millénaire verra s'instaurer une alimentation végétale pour tous les habitants de la planète ».

 

Soyons les acteurs de notre futur en rejetant la viande, premier pas vers une société fraternelle ; et faisons de la non-violence l'antichambre de l'amour envers toutes les créatures.

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 


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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:14

 

Depuis l'antiquité, les plus grands philosophes ont prédit que, tant que l'homme n'abandonnera pas la nourriture carnée, l'humanité ne connaîtra pas la paix.


Tout comme Socrate, Pythagore (570/v.480 av. J.C.) était végétarien, et sa doctrine nous est connue par les philosophes grecs qui l'ont commentée, en l’occurrence Ovide :

« Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut récolter la joie et l'amour ».

 

D'après Plutarque (v. 46/v. 125) en effet :

« Les disciples de Pythagore ont préconisé la bonté envers les animaux en guise d'exercice préparatoire qui doit mener à la pitié et à l'amour de l'humanité » (L'intelligence des animaux).

 

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