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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 14:01

 

Dans ses actualités du lundi 2 septembre à 19h45, ARTE a consacré un reportage consternant à l'exploitation des intérimaires dans les abattoirs allemands. Ceux-ci embauchent en effet des salariés des pays de l'Est (roumains en particulier) sans contrat de travail ni couverture sociale, pour des salaires de 5€ de l'heure. Comme le montre le reportage, les méthodes de ces sociétés ne sont pas sans rappeler celles des réseaux de prostitution. Une tache dans le bilan d'Angela Merkel qui brigue un nouveau mandat.

 

à voir durant une semaine à partir de 10'50", durée 4mn environ.


 http://www.arte.tv/guide/fr/048475-175/arte-journal?autoplay=1

 

 

Un reportage sur le même sujet aux actualités de 13 heures du mardi 10 septembre 2013 sur France 2 précise que ces ouvriers travaillent 12 heures par jour, 6 jours sur 7. Les horaires fantaisistes et une coupure de 30 mn toutes les 3 heures ne leur laissant pas le temps de manger ou de prendre une douche !

Si ça ne s'appelle pas de l'esclavage ! Donc, en mangeant de la viande, on entretien ce genre de pratique. 

 


 


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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 22:29

 

ARTE vient de diffuser ce mardi soir 20 août 2013 un documentaire intitulé "Les semences de la colère".


Il s'agit d'un reportage sur la révolte des petits paysans du Paraguay face aux gros producteurs de soja OGM originaires du Brésil, qui empoisonnent leur parcelle limitrophe avec leurs épandages de Roundup.


Malgré quelques longueurs, le documentaire est très instructif et montre bien la situation explosive, avec les enjeux financiers et la position ambigue du gouvernement.
En fait, les paysans pauvres sont sacrifiés sur l'hôtel de la productivité, exactement comme les populations tribales d'Amazonie au Brésil.

Comment les soutenir ? Tout simplement en arrêtant de manger de la viande nourrie avec ce soja transgénique gavé de défoliant.

Rappelons que le soja bio consommé par les végétariens n'a strictement rien à voir avec ce problème et qu'il provient en général d'exploitations françaises.

A revoir pendant une semaine sur le site d'ARTE.


Le reportage est également visible en deux parties sur Dailymotion :

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 17:20

 

La santé dans l'assiette   de Lee Fulkerson

 

Voilà un film qui pourrait devenir l'évènement cinématographique de la rentrée. Le thème : comment améliorer notre santé en renonçant aux produits d'origine animale. Le sujet n'est pas nouveau, mais les intervenants sont parmi les plus compétents des États-Unis, à commencer par le Pr. Colin Campbell et le Dr. Caldwell Esselstyn.

Le dossier de presse est particulièrement alléchant et présage d'une réussite. À vos agendas !


http://www.jupiter-films.com/film-la-sante-dans-l-assiette,41.php

 

41-212x0.jpg

 

Voir les bande-annonces sur Allo Ciné :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19535796&cfilm=184664.html

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 22:08

 

Ce dimanche 11 août 2013 dans l'émission Le Blogueur  à 20h15, Arte nous a gratifié d'un excellent reportage intitulé "Moins carnivores", sur des initiatives européennes pour réduire notre consommation de viande.

Présentée par Anthony Bellanger, l'enquête nous emmène à Barcelone, à Gand (Belgique) et dans les cantines de Metz.

 

à revoir jusqu'à 18 août sur le site d'Arte (durée 25 mn) :


http://www.arte.tv/guide/fr/048773-007/le-blogueur?autoplay=1

 


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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 12:03

Mis à jour le 24/1/2015

  

Je commencerai en prenant pour exemple mon cas personnel :

Étant végétarien depuis huit ans, âgé de plus de 60 ans et m'exposant peu au soleil, je présumais manquer de vitamine D l'hiver dernier, conviction renforcée par des crises de psoriasis. Je pris donc de la vitamine D2 à forte dose (4000 UI/jour). Quelques mois plus tard, je faisais faire une analyse de sang qui révélait une sérieuse insuffisance de vitamine D [25-hydroxy-vitamine D (D2 + D3)] à 16 ng/ml au lieu de 30 à 80 souhaitables, 75 ng/ml dans l'idéal. Il y avait donc un problème d'assimilation évident.


Effectivement, la vitamine D3 (cholécalciférol) est considérée comme plus efficace que la D2 (ergocalciférol). L'inconvénient, c'est qu'elle est généralement obtenue à base d'huiles de poisson et ne convient pas aux végétariens.

 

 

Vitamine D2 ou D3 ?

 

Les études ne sont pas unanimes à établir la supériorité de la vitamine D3. Cependant, la plupart considèrent que l'action de la D2 est nettement moins efficace et moins durable que celle de la D3.

Spécialisée dans la vitamine D, le Dr Brigitte Houssin écrit : 

« Tout simplement parce que la vitamine D3 est deux fois plus efficace que la D2. (…) En plus, lors du passage au niveau du foie, la vitamine D3 est cinq fois mieux transformée que la D2 ».

« Si l'on prend une dose importante de vitamine D2 ou de vitamine D3, le taux dans le sang augmente avec les deux produits de façon identique les trois premiers jours. Mais, après quatorze jours, le taux de vitamine D est revenu à celui de départ avec la vitamine D2 alors qu'il est au maximum avec la vitamine D3 ». (Dr Brigitte Houssin, Vitamine D : Mode d'emploi – Editions Thierry Souccar).

 

Jusqu'à présent, les végétariens et les végétaliens n'étaient pas égaux face à la vitamine D par rapport au reste de la population. En particulier les personnes âgées qui la synthétisent mal par la peau en s'exposant au soleil (30% des capacités d'un jeune adulte).


Le laboratoire américain SOLGAR commercialise bien des capsules de D3 dosées à 5000 UI, mais elles sont extraites d'huile de poisson et ne sont donc pas adaptées pour les végétariens, sans compter les résidus possibles de métaux lourds.

Par ailleurs, on trouve chez le laboratoire français D.Plantes de la D3 fabriquée à partir de lanoline des moutons de Nouvelle-Zélande, mais cette option, acceptable pour certains végétariens, ne convient pas aux véganes qui refusent tout sous-produit animal.


Il existe aussi aux États-Unis une vitamine D3 utilisée pour renforcer les os des volailles et qui est produite par une levure à partir de lanoline.

 

 

Nouvelles sources de vitamine D3

 

Conscients que ce problème important menace leur santé, des véganes britanniques et américains se sont enquis de nouvelles sources de vitamine D3 d'origine végétale et compatibles avec leur régime alimentaire. C'est au laboratoire britannique ESB Developments Ltd que revient le mérite d'avoir mis au point la première vit. D3 adaptée aux végétariens sous l'appelation VITASHINE. Celle-ci est extraite d'un lichen (symbiose d'un champignon et d'une algue), sans doute Cladina rangiferina  poussant dans le nord de la Finlande. Il s'agit en effet d'un lichen contenant 2 de vitamine D3 par rapport au poids sec, plus que toutes les autres variétés testées. Cette vitamine D3 d'origine végétale revient du reste plus cher à produire que celle extraite de la lanoline.


On trouve aussi de la D3 dans quelques végétaux comme les feuilles de la courge Cucurbita pepo, celles de la luzerne, dans le pollen de pin noir d'Autriche et celui du pin sylvestre. Les champignons contiennent également de la D2 et de la D3, particulièrement lorsqu'ils ont été exposés aux rayons ultraviolets.


Approuvée par la Vegan Society, la vit. D3 extraite de lichen proposée par VITASHINE est disponible à un tarif intéressant sur Internet, avec règlement exclusif par Paypal. Le produit existe en comprimés de 1000 et 2500 UI, ainsi qu'en spray, mieux adapté pour les enfants. VITASHINE propose des tarifs dégressifs avec un coût de traitement à partir de 0,14€/jour en 1000 UI et 0,15€/jour en 2500 UI. Chaque flacon contient 60 comprimés, soit 2 mois de traitement, avec un flacon offert pour deux achetés.

 

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VITASHINE faisant des prix de gros, il serait souhaitable que l'AVF et la Société Végane se procurent un stock à destination de leurs adhérents. Le complément alimentaire multivitamines VEG1 proposé par la Société Végane sur leur site web contient de l'ergocalciferol (D2) inefficace, ce qui peut occasionner des problèmes de santé à des véganes se croyant protégés contre un risque de carence en vit. D.


Spécialisée dans les compléments alimentaires, l'entreprise californienne NORDIC NATURALS propose également de la vit. D3 extraite de lichen depuis fin 2012, mais à un prix nettement supérieur à celui de VITASHINE.


 

Rappelons qu'une part importante de la population occidentale manque de vitamine D, les végétariens n'étant pas les seuls exposés. Cette vitamine est aujourd'hui considérée comme l'une des plus importantes, car elle stimule les défenses immunitaires et protège contre un grand nombre de maladies comme l'ostéoporose, le cancer du sein, la dépression, l'asthme, le psoriasis, le vitiligo, sans doute aussi les maladies cardiovasculaires et l'AVC.

 

Il est certain qu'après un printemps 2013 pourri, beaucoup de gens manquaient de vit. D, mais le soleil du mois de juillet a permis de corriger cette insuffisance chez la plupart. Restent les éternels carencés qui devront prendre un complément alimentaire de vitamine D toute l'année : personnes âgées, noctambules, femmes voilées, utilisateurs obsessionnels de crèmes solaires, noirs ou asiatiques vivant sous des latitudes élevées, ainsi que les végétariens et végétaliens, en particulier les femmes enceintes et allaitantes.


 

Où se procurer de la vitamine D3 à base de lichen ?

 

Un Monde Vegan  en propose depuis peu d'origine britannique à un prix avantageux (11,50€ le flacon de 60 comprimés dosés à 2500 UI), mais ils vaut mieux se renseigner avant de se déplacer, car ils sont souvent en rupture de stock. Ils disposent d'une boutique à Paris, 64 rue N.D. de Nazareth dans le 3ème arrondissement ouverte du mardi au samedi de 12h à 19h (tél. 01 42 77 49 58), ainsi que d'un site web :
http://unmondevegan.fr/


Le laboratoire D.Plantes propose depuis avril 2014 de la Vitamine D3 végétale extraite de lichen boréal 100% végétale à 25€ le flacon de 20ml. Le produit se présente sous forme de solution huileuse, avec des gouttes dosées à 400 UI. Le rapport qualité/prix semble intéressant.

Depuis l'automne 2014, le laboratoire Phybio Pharma de Toulouse propose également de la vitamine D3 extraite de lichen boréal en spray de 20 ml sous la marque Œmine D3. Le prix du flacon est sensiblement le même à 24,95€, mais le dosage semble nettement plus faible puisqu'il faut 2 sprays pour avoir 400 UI.

Autrement, il est toujours possible d'en commander chez le fabricant en Grande-Bretagne en payant par paypal. Les prix sont raisonnables, dégressifs et les délais de livraison inférieurs à une semaine.

 

 

Principales sources :

 

  • Fiche santé de l'Association Végétarienne de France sur la vitamine D

http://www.vegetarisme.fr/_pdfs/FicheVitamineD.pdf

 

  • Article sur la vitamine D de la Société Végane

http://www.societevegane.fr/documentation/sante/la-vitamine-d/

 

  • The case against ergocalciferol (vitamin D2) as a vitamin supplement  by Lisa A. Houghton and Reinhold Vieth in The American Journal of Clinical Nutrition, 2006 ;84 :694-7.

http://vitashine-d3.com/downloads/694full.pdf

 

  • Vitamin D2 is much less effective than vitamin D3 in humans  by Laura A. G. Armas, Bruce W. Hollis and Robert P. Heaney in The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism 89 (11):5387-5391 © 2004.

http://vitashine-d3.com/downloads/5387full.pdf

 

  • Vitamin D3 '87 percent more potent than D2' : study  by Stephen Daniells, 11-jan-2011.

http://vitashine-d3.com/downloads/Vitamin-D3-87-percent-more-potent-than-D2-Study.pdf

 

  • Vitamin D2 is as effective as vitamin D3 in maintaining circulating concentrations of 25-hydroxyvitamin D   by Michael F. Holick, Rachael M. Biancuzzo, Tai C. Chen, Ellen K. Klein, Azzie Young, Douglass Bibuld, Richard Reitz, Wael Salameh, Allen Ameri, and Andrew D. Tannenbaum in Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, March 2008, 93(3):677–68

http://vitashine-d3.com/downloads/holick%20D2%20D3677%20VITAMIN%20D2%20COMPARED%20TO%20VITAMIN%20D3.pdf

 

  • Provitamins and vitamins D2 and D3 in Cladina spp. over a latitudinal gradient: possible correlation with UV levels  by Ting Wang, Göran Bengtsson, Ingvar Kärnefelt, Lars Olof Björn (étude sur la teneur des lichens en vitamine D3).

http://lup.lub.lu.se/luur/download?func=downloadFile&recordOId=133512&fileOId=624375

 

  • D2 ou D3 : quelle vitamine D choisir ?

http://www.lanutrition.fr/bien-comprendre/les-complements-alimentaires/quel-complement-alimentaire-choisir-/d2-ou-d3-quelle-vitamine-d-choisir.html

 

 

 

 

 


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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:18

 

On entend souvent dire que le fer d'origine animale (fer hémitique) est mieux assimilé que le fer végétal (fer non hémitique). L'opinion publique en déduit que les végétariens sont plus prédisposés que les omnivores à manquer de fer. Qu'en est-il au juste ?

 

En fait, les choses ne sont pas aussi simples, car on trouve une majorité de fer non hémitique dans la viande et, inversement, on trouve aussi des traces de fer hémitique dans les mitochondries des cellules végétales. Ceci dit, il est vrai que le fer hémitique a un taux d'absorption de 25% pour 5% seulement pour le fer non hémitique. « Toutefois, des études ont montré que le fer contenu dans un même repas végétal est mieux absorbé par les végétariens que par les omnivores » (fiche santé sur le fer de l'AVF).


L'organisme d'un végétarien s'adapte donc afin d'utiliser au mieux les ressources disponibles. Et la carence en fer, très répandue, n'est pas plus fréquente chez les végétariens que chez les omnivores. Encore faut-il que le régime alimentaire soit équilibré. Pour cela, il est nécessaire de connaître non seulement les aliments riches en fer, mais ceux qui favorisent son assimilation ou au contraire l'entravent. Il faut aussi tenir compte des besoins en fer en fonction de la tranche d'âge et des habitudes de vie.


Globalement, on trouve une teneur en fer (non hémitique) importante dans les algues (kombu, dulse, spiruline), les légumes secs (lentille, haricot, pois chiche), les graines oléagineuses (sésame, lin, tournesol, noisette), l'avoine et l'ortie. Son absorption est favorisée par la vitamine C, les produits lacto-fermentés et la cuisson des légumes. À contrario, le thé, les produits laitiers, les œufs et les oxalates (oseille, épinards, rhubarbe) bloquent l'assimilation du fer s'ils sont absorbés au même repas.

Par ailleurs, les besoins en fer sont plus élevés chez la femme que chez l'homme, particulièrement chez l'adolescente. Attention aussi aux règles abondantes, hémorragies et dons de sang qui augmentent les pertes en fer, nécessitant des apports importants. Il suffirait que les gens mangent des algues régulièrement pour réduire l'incidence de l'anémie, ceci étant particulièrement valable pour les végétarien(ne)s.


 

Fer hémitique et cancer

 

Si les partisans de la viande présentent le fer hémitique comme supérieur, ils évitent soigneusement de nous dire que ce même fer hémitique intervient dans la genèse du cancer, maladie trop souvent considérée comme une fatalité. Certes, des facteurs génétiques et environnementaux, voire émotionnels, sont également à prendre en compte, mais il suffit d'éliminer la viande de son alimentation pour réduire sensiblement le risque de développer un cancer des voies digestives :

« Le fer hémitique participe à des réactions d'oxydo-réduction qui produisent des radicaux libres (« réaction de Fenton ») et se lie aussi au groupe nytrosile présent dans la viande rouge et la viande transformée, produisant dans les deux cas de puissants carcinogènes. De nombreuses études ont établi un lien direct entre la consommation de fer hémitique et le cancer colorectal, de l'estomac, et de l'œsophage. Le Fond Mondial pour la Recherche sur le Cancer, dans son dernier rapport (juillet 2011), a mis en évidence la relation étroite entre le fer hémitique et le développement du cancer de l'intestin et a recommandé une alimentation végétalienne riche en fibres » (fiche de l'AVF sur le fer).

 

Un taux sanguin de ferritine anormalement élevé peut d'ailleurs être l'indicateur de tumeur cancéreuse, mais aussi de troubles hépatiques, de maladie infectieuse, d'inflammation chronique ou encore de risque d'infarctus du myocarde.


Les végétariens devront veiller à avoir des apports suffisants en fer, surtout les femmes pratiquant un sport d'endurance et à l'âge critique de la puberté. C'est du reste l'âge des remises en question, auquel certaines jeunes filles décident d'adopter un régime végétarien pas forcément bien équilibré.

Dans tous les cas, les végétariens ne doivent pas négliger les légumineuses (cuites ou germées) et les graines oléagineuses, qui constituent de précieuses sources à la fois en protéines et en minéraux, dont le fer.

 

 

P.S. Une étude de l'Université du Massachussetts publiée dans l'American Journal of Epidemiology  le 26 février 2013 vient de démontrer que les femmes consommant beaucoup de légumes riches en fer ont 40% de risques en moins de souffrir du syndrome prémenstruel.


http://www.umass.edu/newsoffice/women%E2%80%99s-iron-intake-may-help-protect-against-pms

 

 

 

Source principale :

Fiche santé sur le fer de l'Association Végétarienne de France

http://www.vegetarisme.fr/_pdfs/FicheFer-2013.pdf

 

à lire sur le même sujet :

http://naturo-passion.com/viande-rouge-pas-source-fer-saine-pour-jeunes-enfants/

http://naturo-passion.com/le-fer-vegetal-est-superieur-au-fer-animal/


http://www.lanutrition.fr/les-news/le-fer-vegetal-serait-preferable-au-fer-animal.html


http://www.vegactu.com/actualite/le-fer-vegetal-serait-preferable-au-fer-animal-9528/

 

 

  

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:10

 

Qui connait Compassion in world farming  (CIWF) ? Il s'agit d'une ONG britannique dédiée au bien-être des animaux d'élevage. C'est un peu l'équivalent de notre ONE VOICE en plus important.

 

En 2012, CIWF s'était déjà illustrée en publiant un rapport montrant que la viande, les oeufs et les produits laitiers issus d'élevages respectant le bien-être animal sont plus riches en oméga 3, en anti-oxydants et moins riches en graisses que ceux issus d'élevages industriels. La différence est parfois considérable avec de +50% à +185% d'oméga 3 et de +60% à +436% de béta-carotène pour les élevages respectueux envers l'animal. Pour les oeufs, on obtient jusqu'à +100% de vitamine E, +170% d'oméga 3 et +280% pour le béta-carotène. Chez le poulet de plein air ou biologique, l'étude indiquait -50% de graisses saturées, -65% pour les poulets à croissance lente et jusqu'à +565% d'oméga 3. Et l'on connait la carence de notre alimentation en oméga 3. Il est donc clair que le consommateur peut préserver sa santé en choisissant des produits issus d'élevages respectueux envers les animaux.

 

Cette année, CIWF s'est associée à 3 autres ONG pour mener une enquête auprès des consommateurs britanniques, tchèques et français au sujet de l'étiquetage des produits carnés et laitiers vendus dans l'Union Européenne. Le but était de connaître les attentes des consommateurs au sujet de l'étiquetage du mode d'élevage des produits qu'ils achètent.

Il s'avère que l'étiquetage du mode de production des oeufs en place depuis 2004 a déjà permis une augmentation importante de la production des oeufs issus de poules élevées en plein air au détriment de ceux issus de poules élevées en cage. C'était un indice permettant de penser que le consommateur privilégie pour son alimentation des produits respectueux du bien-être animal.

L'enquête que CIWF vient de publier le 9 juillet 2013 confirme cette hypothèse. L'enquête a été menée en Grande Bretagne, en République Tchèque et en France auprès d'un échantillon représentatif d'un millier de personnes dans chaque pays. Il en ressort une majorité écrasante de la population pour laquelle le bien-être animal est très important ou assez important dans le choix des produits laitiers et carnés (80% pour les consommateurs français particulièrement concernés par le sujet). 92% des français souhaitent du reste l'extension de l'étiquetage des oeufs aux produits laitiers et carnés, en particulier au poulet.

 

Cette enquête tombe à point nommé au moment où la Commission Européenne cherche à responsabiliser les consommateurs. Pour quand un étiquetage généralisé du mode d'élevage ? On sait que le lobby agro-alimentaire n'y est pas favorable, mais le vent est peut-être en train de tourner.

 

 

http://www.ciwf.fr/rapports/nutrition/

http://www.ciwf.fr/actualites/2013/07/les-francais-pour-un-etiquetage-clair/

 

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:00

 

En France, 1% de la population est diagnostiquée comme intolérante au gluten, pour 6 à 10 fois plus de gens qui ignorent leur maladie. Également appelée maladie cœliaque, l'intolérance au gluten provoque une destruction de la muqueuse intestinale. Les vitamines et minéraux étant assimilés par l'organisme à travers les villosités de l'intestin grêle, cette intolérance entraîne de sérieuses carences alimentaires. Cette maladie en forte recrudescence nécessite de suivre un régime alimentaire très strict à vie.

Mais il existe aussi une sensibilité au gluten  qui se manifeste plus discrètement et toucherait une part importante de la population occidentale. Sommes-nous tous concernés ? La sélection génétique de blés à forte teneur en gluten est-elle en cause ?

 

 

Où trouve-t-on le gluten ?

 

Le gluten est une protéine naturellement présente dans le blé, le seigle, l'orge, le kamut et l'épeautre,  l'avoine pouvant être contaminée sur les chaines de fabrication. Il s'agit d'une substance élastique qui sert de liant et rend ces céréales panifiables. On trouve donc du gluten dans le pain, les pizzas, les pâtes, les biscuits, la pâtisserie, mais aussi étonnamment dans un grand nombre de produits industriels comme la charcuterie et certaines conserves. Comment se fait-il qu'en un siècle, le taux moyen de gluten du blé soit passé de 7% à 12% ? Si autrefois on pouvait préparer du pain avec de la farine à faible taux de gluten, la mécanisation de l'industrie alimentaire exige des variétés riches en gluten pour un pétrissage rapide. Sans gluten, impossible à un pizzaiolo d'étirer sa pâte, ni de confectionner des pains de mie dans une boulangerie industrielle. L'industrie rajoute même du gluten dans ses pâtes surgelées pour viennoiseries.

 

 

Processus de la maladie

 

Le problème, c'est que le gluten forme une sorte de colle qui bouche les villosités de la muqueuse intestinale, provoquant la dégénérescence de celle-ci. Or, c'est justement par la muqueuse de l'intestin grêle que l'organisme absorbe les protéines, les vitamines, le calcium, le fer etc. On qualifie la maladie cœliaque de maladie auto-immune, car c'est l'augmentation de l'immunité intestinale qui amène la muqueuse à s'auto-détruire. Cette dégradation semble favorisée par un manque de fibres dans le régime alimentaire, propice au colmatage des villosités intestinales.

 

 

Symptômes et diagnostic

 

Les principaux symptômes de l'intolérance au gluten sont : fatigue, diarrhée, constipation, ballonnements, mauvaise haleine, migraines, amaigrissement, aphtes, reflux gastrique, ménopause précoce, voire aucun symptôme du tout.

Le diagnostic médical se fait par une prise de sang et une fibroscopie. Il existerait aussi un test de dépistage par les urines nommé méthode NAET, fiable et moins contraignant que l'exploration endoscopique. Pour leur part, les naturopathes préconisent une abstinence de gluten durant trois semaines, suivie d'une réintroduction des aliments suspects pour juger des effets délétères ou non.

Il n'y a pas de traitement médicamenteux, seul le régime étant nécessaire. (Cependant des lavements peuvent être associés au changement de régime afin de désencrasser la muqueuse intestinale). C'est pourquoi la recherche avance peu, car l'industrie pharmaceutique n'a pas de perspectives d'investissement en la matière.

Mais les complications peuvent être graves : ostéoporose avec son risque de fracture et de dépendance physique, terrain cancéreux, troubles neurologiques (difficultés de concentration, agressivité), on parle même de prédisposition à l'autisme.

Il est nécessaire de persévérer plusieurs mois dans son régime avant d'espérer une guérison partielle, mais les résultats sont encourageants et récompensent des sacrifices consentis.

 

 

Un chercheur isolé

 

Docteur en neurochimie de l'Université d'Oslo, le Pr Karl Reichelt a consacré trente ans de sa vie à la recherche sur le gluten. Il explique qu'on y trouve des peptides opioïdes, molécules apparentées à la morphine. En traversant la muqueuse intestinale, elles passent dans le sang pour atteindre finalement le cerveau où elles provoquent une accoutumance à la manière d'une drogue. (On trouve aussi des substances addictives dans le fromage, les deux intolérances étant souvent liées). Ces opioïdes perturbent l'apprentissage et la socialisation, pouvant jouer un rôle dans la dépression. Dire que, pendant longtemps, on a considéré les personnes intolérantes au gluten comme des hypocondriaques ! Le Pr Reichelt a lui-même été la risée de ses collègues avant d'être reconnu comme un expert.

Par ailleurs, une récente étude brésilienne a constaté que les souris mises au régime sans gluten sont deux fois moins grosses que celles qui ont un régime avec gluten et moins de problèmes inflammatoires.

 

 

Comment vivre son régime au quotidien ?

 

Il n'est pas facile de se nourrir sans gluten à cause de l'isolement social et du coût important des produits de substitution. Cette maladie exclut toute sortie au restaurant, le gluten se glissant partout dans notre alimentation. Il suffit en effet de simples traces de gluten comme des frites cuites dans un bain d'huile qui a servi à frire de la pâte auparavant pour déclencher des troubles. Si les produits garantis sans gluten sont en moyenne deux fois plus chers que les autres, ce n'est pas seulement à cause des lignes de fabrication plus réduites et d'une moindre concurrence, donc de meilleures marges. Il y a aussi la nécessité de décontaminer toute la chaîne de production, avec tests de dépistage avant et après fabrication. Ceci dit, les rayons sans gluten commencent à se développer dans les supermarchés (avec même des plats préparés sans gluten), les industriels y ayant vu une opportunité de développer leur chiffre d'affaires dans un contexte économique difficile.

 

Comme produits de base dépourvus de gluten, on trouve le riz, le sarrasin, le maïs, le millet, le sorgho, le quinoa, l'amaranthe, la châtaigne, le chanvre, le tapioca, le teff, le fonio, le souchet et l'arrow-root  (une plante de la Réunion). Il y a donc de nombreuses alternatives au blé. Reste à faire preuve de créativité. La gomme de guar peut remplacer le gluten comme liant dans la pâte à pain, mais des ateliers de cuisine sont nécessaires pour acquérir l'apprentissage. Le résultat s'avère être tout aussi savoureux qu'avec des recettes classiques.

 

Cependant, il y a quand même un risque de favoriser la prise de poids avec des aliments à index glycémique élevé tels que les galettes de riz soufflé ou les pommes de terre toutes deux déconseillées aux diabétiques.

 

Alors que l'intolérance au gluten n'autorise aucun écart, les personnes simplement sensibles au gluten pourront se permettre de consommer raisonnablement du petit épeautre, variété ancienne de céréale qui n'a pas subi de sélection génétique comme les blés modernes. Son gluten semble mieux toléré par l'organisme. Reste le prix élevé du petit épeautre au faible rendement et dont la culture est incompatible avec la mécanisation agricole.

 

 

Les sportifs se mettent au « sans gluten »

 

Si le gluten possède donc une certaine toxicité, son abstention permet-elle à des gens qui ne sont pas malades d'être en meilleure forme ? C'est le cas si l'on en juge par les performances de plusieurs champions de tennis comme Novak Djokovic, Andy Murray (tous deux finalistes de Wimbledon en 2013) et Jo-Wilfried Tsonga qui ont vu leurs résultats s'améliorer après l'adoption d'un régime sans gluten. (Ça serait même plus efficace que le régime Kinder Buéno !). Cela augmente l'endurance en réduisant le risque de tendinite fréquente dans ce sport. De nombreux autres sportifs ont également testé ce régime avec succès.

 

 

Le débat sur l'autisme

 

Au sujet de la propension éventuelle du gluten à favoriser l'autisme, il est nécessaire d'apporter une précision importante.

En effet, de nombreux parents ont recours à un régime sans gluten et sans caséine suivant les recommandations du Dr Seignalet. Et ils constatent une nette amélioration de la santé de leur enfant. L'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), devenue depuis l'ANSES, a publié en 2009 un rapport défavorable à ce lien non démontré par l'expérimentation clinique. Car, dans le milieu scientifique, on croit plus dans des études à la méthodologie souvent biaisée par de sombres intérêts qu'à la constatation directe.

En outre, le site lanutrition.fr a montré que le professeur qui a dirigé ce rapport de l'AFSSA était étroitement lié à l'industrie laitière, faisant sérieusement douter de l'impartialité de ce rapport.

N'en déplaise aux gendarmes de la médecine, l'île japonaise d'Okinawa - où l'on pratique un régime alimentaire sans gluten et sans caséine - détient le record mondial de longévité ; cela plaide en faveur de l'innocuité d'un tel régime et même du bénéfice-santé que l'on peut en attendre.

 

D'un autre côté, la neurologue britannique Natasha Campbell Mac Bride a publié un livre sur les liens entre l'autisme et la flore intestinale. Elle y explique que les autistes, mais aussi les schizophrènes, dépressifs et enfants hyper-actifs souffrent tous d'une flore intestinale dégradée.

 

D'après une étude suédoise, l'intolérance au gluten de la mère multiplierait aussi par deux le risque de schizophrénie chez son enfant.

 

La pharmacienne Danielle Festy avait sans doute raison en publiant en 2003 un livre intitulé « Tout vient du ventre ».

 

Il est urgent de revenir à des pratiques alimentaires plus saines. Prenons le temps de faire notre marché et de préparer nos plats à la maison, plutôt que d'acheter du tout prêt contenant n'importe quoi. C'est une question de choix et d'organisation. Ou préférons-nous perdre notre vie à la gagner ?

 

 

Sources :

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:33

 

  • Des sols gavés de nitrates et de métaux lourds en agriculture conventionnelle


Il est notoire que l'agriculture intensive abuse des engrais azotés, qui provoquent un taux de nitrates excessif dans les cultures, de légumes-feuilles en particulier.

Il est moins connu que les engrais chimiques apportent des métaux lourds, comme le cadmium contenu dans la potasse. Ceux-ci contaminent les sols et sont absorbés par les plantes. Au contraire, un sol cultivé en agriculture biologique sera plus riche en micro-organismes qui transforment ces substances et évitent leur propagation dans les cultures. Encore faut-il que les eaux d'irrigation ne soient pas contaminées et que l'air ne soit pas pollué par des industries environnantes ! 


 

  • La valeur nutritive des légumes bio est nettement supérieure à celle des légumes non bio


"Les productions biologiques contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, magnésium et phosphore et significativement moins de nitrates que les productions conventionnelles".

Ce sont les conclusions d'une méta-analyse américaine menée par Virginia Worthington et publiée en 2001 dans The journal of alternative and complementary medicine


Réunissant 41 études publiées sur le sujet, l'auteur constate premièrement que le taux de minéraux contenus dans les récoltes a fortement diminué durant les 60 dernières années aux États-Unis et en Grande Bretagne. C'est particulièrement vrai pour le calcium, le magnésium et le fer. Le taux de cuivre a été analysé seulement en G.B. où une baisse de 81% a été relevée sur 20 fruits et 20 légumes entre 1936 et 1987 !


  Cependant, en agriculture biologique on relève des taux moyens de +27% pour la vitamine C (+52% dans l'épinard), +21% de fer (+41% dans le chou), +29% de magnésium (+69% dans la carotte) et -15% de nitrates qu'en agriculture conventionnelle. Sur un oligo-élément comme le sélénium, on trouve même un taux de +372% en bio ! Or, associé à la vitamine E, le sélénium est un puissant anti-oxydant aux propriétés anticancéreuses et intervenant dans la fécondité. Pour l'iode, on atteint même +498% en bio !


Cet appauvrissement des légumes en minéraux nous affecte de manière significative au quotidien, cela d'autant plus que le stress croissant - subi notamment au travail - augmente nos besoins en magnésium. Si en plus on souffre du syndrome de l'intestin irritable et que l'on a donc des problèmes d'assimilation, on court alors de graves problèmes de santé à moyen terme. 

Reminéralisant de premier ordre, l'ortie peut nous permettre de pallier dans une certaine mesure à nos carences alimentaires ; à prendre en cure de longue durée sous forme de tisane ou de gélules. La farine de chanvre (ou les graines décortiquées) constitue également un excellent complément alimentaire reminéralisant.

 

 

À noter que, dans son numéro de juillet-août 2013, le magazine NEXUS consacre un dossier de 12 pages à l'agriculture biologique. D'autres études y sont citées, montrant la supériorité des produits biologiques pour la santé.


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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 14:13

 

Le dimanche 7 juillet aura lieu à Paris le festival de l'Inde qui se présentera en deux parties :


  • À 14 heures partira de la fontaine des Innocents (RER Châtelet-Les Halles) le défilé du char Ratha Yatra. Celui-ci atteindra la place de la Rotonde (M° Stalingrad) vers 19 heures.


  • En ce dernier lieu (M° Stalingrad) se tiendra de 11 heures à 22 heures un marché indien avec musique, danse et buffet. L'Association Végétarienne de France y tiendra un stand.


Un repas végétarien gratuit sera servi après 19 heures.


 

Affiche RY 2013

 

 

 

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