Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:35

matthieuricardcouvbandeau-rvb-tt-width-300-height-430-bgcol

 

Dans son dernier livre "Plaidoyer pour les animaux" paru en octobre 2014, Matthieu Ricard lance un vibrant appel à la bienveillance à l'égard du monde animal. Il nous invite à réviser nos mentalités et nos comportements à l'égard des animaux. Ce brillant essai constitue un livre de référence sur le sujet et nous allons tâcher d'en dégager les points forts.

 

Tout d'abord, on est étonné qu'un moine tibétain qui vit une partie de l'année en ermite dans l'Himalaya soit aussi au courant de l'actualité économique et sociale française. Nul doute qu'en végétarien militant, il ait constitué des dossiers de longue date et s'appuie sur des contacts intégrés à notre société pour alimenter sa base de données.

 

Comme le rappelle Matthieu Ricard, la théologie chrétienne justifie l'exploitation des animaux en faisant référence à Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin, qui s'appuyaient eux-même sur la philosophie aristotélicienne. Ce point de vue anthropocentrique a justifié tous les abus et prévaut encore de nos jours.

Cependant, "le bouddhisme rejette l'idée, soutenue par les religions monothéistes, que l'homme a été conçu pour occuper le sommet de la création et les autres créatures pour satisfaire ses exigences, le nourrir et l'amuser. Il estime que tous les êtres ont le droit fondamental d'exister et de ne pas souffrir." Ainsi, le royaume du Bhoutan a transformé la morale bouddhiste en loi en interdisant la chasse et la pêche sur tout son territoire.

 

Réfutant plusieurs excuses à manger de la viande, dont celle de perpétuer une tradition ancestrale, Matthieu Ricard rétorque "que la plupart des raisons avancées pour justifier l'absence de considération que nos sociétés affichent à l'égard des animaux se résument donc à de mauvaises excuses forgées pour balayer nos scrupules et continuer à exploiter et maltraiter les animaux tout en gardant la conscience tranquille."

 

Faisant suite à Isaac Bashevis Singer, Simone de Beauvoir et Élisabeth de Fontenay, Matthieu Ricard reprend le parallèle entre la "solution finale" appliquée aux juifs par les nazis et l'extermination en masse des animaux dans le cadre de l'élevage industriel. Ce génocide animal est appelé par lui "zoocide".

Il y voit de nombreux points communs : "la dévalorisation des victimes, la désensibilisation des exécutants et la dissociation mentale qui s'opère en eux, les méthodes d'extermination, la dissimulation des faits par les auteurs et le refus de savoir de ceux qui sont en mesure de connaître les faits."

 

Outre un chapitre intéressant sur l'expérimentation animale, Matthieu Ricard aborde également le trafic de la faune sauvage responsable de l'extinction de nombreuses expèces, avec les défenses d'éléphant et les cornes de rhinocéros qui alimentent le marché chinois.

 

Dans "Les animaux comme objets de divertissement", l'auteur a particulièrement développé la tradition tauromachique, remontant aux jeux de cirque de l'époque romaine et démontant adroitement les arguments des partisans de la corrida. On apprend notamment que l'impératrice Eugénie est intervenue personnellement pour éviter des sanctions aux organisateurs de la première corrida française - illégale - à Bayonne en 1853. Et aujourd'hui encore, certaines arènes comme celle de Dax ne protègent pas le ventre des chevaux des picadors avec un carapaçon, comme cela est pourtant obligatoire depuis 1928. Apparemment, le spectacle de l'éventration des chevaux par les cornes du taureau attire certains aficionados, comme c'était le cas de Laurent Tailhade ou de Picasso.

En ce qui concerne la corrida en tant que tradition populaire, Matthieu Ricard observe pertinemment : "Un alinéa du Code pénal français autorise en effet la corrida et les combats de coqs là où peut s'invoquer une "tradition locale ininterrompue". Ils sont donc interdits sur tout le territoire français sauf là où ils ont lieu. En voilà une loi utile ! À quoi bon interdire une tradition là où elle n'existe pas ?"

Si le Code civil reconnait désormais les animaux comme des "êtres vivants doués de sensibilité", il y a encore du chemin à faire. Ainsi, les animaux sauvages "tombent sous la législation du code de l'environnement qui ne reconnait pas leur sensibilité". Et, bien que reconnus "animaux sensibles" par le Code rural, la souffrance des animaux d'élevage est considérée "comme utile car nécessaire à l'alimentation de la population".

 


 

Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux - Vers une bienveillance pour tous, Allary Éditions,  2014, 370 pages, 20,90€. ISBN : 978-2-37073-028-2

http://www.allary-editions.fr/publication/plaidoyer-pour-les-animaux/

 


Repost 0
Published by URTICA - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:09

 

Être végétarien

 

Paru en février 2014 aux éditions Chêne, ce livre est un petit bijou.


Destiné principalement aux apprentis végétariens, cet ouvrage bourré de détails pratiques et de conseils judicieux répond à une foule de questions sans jamais chercher à culpabiliser les « carnivores », mais en faisant preuve au contraire d'humour communicatif.


Déjà co-auteur des Chemins de Saint Jacques de Compostelle et de Radin Chic, Alexandra de Lassus n'est pas une débutante dans le domaine de l'édition. Assistée de Simon Sek pour les illustrations, elle a réalisé là un petit chef d’œuvre qui rend les végétariens drôles, ouverts et sympathiques. De quoi donner envie à ceux qui hésiteraient de franchir le pas.


 

Être végétarien  d'Alexandra de Lassus et Simon Sek, éd. Chêne, 2014, 144 pages, 16,90€. ISBN 978-2-81230-961-8

http://www.editionsduchene.fr/livre/alexandra-de-lassus-etre-vegetarien-3239159.html

 


Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 18:45

 

Plusieurs livres intéressants traitant du régime végétarien ont paru ces derniers mois :


  • Notre coup-de-cœur va à l'ouvrage Le végétarisme comme réponse à la violence du monde de Hélène Defossez, chez L'Harmattan (mai 2011, 140 pages, 13,50€, ISBN : 978-2-296-54703-2). http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34247 link

  9782296547032r

 

Ce livre est une agréable surprise. En effet, Hélène Defossez n'est pas seulement musicienne et traductrice, spécialisée en littérature britannique et investie bénévolement dans des programmes écologiques à travers le monde. Elle a aussi le style d'un grand écrivain, s'exprime clairement, sans haine, mais avec force et élégance, allant au fond de ses raisonnements en décortiquant nos motivations les plus secrètes :

« J'affirme que rien ne peut justifier l'écrasement systématique des animaux, leur utilisation sans limite, la négation de leurs droits les plus fondamentaux, si ce n'est la raison du plus fort ».

Elle fait tomber le masque des détracteurs du régime végétarien, qui feignent de s'apitoyer sur la souffrance de la carotte pour mieux faire diversion. Elle montre comment notre civilisation industrielle est bâtie sur le grotesque postulat cartésien de l'animal-machine, qui a façonné les consciences en levant les verrous de la compassion :

« La négation postcartésienne de la souffrance des animaux réduits à des sortes de machines aurait de quoi faire sourire des enfants de CM2, c'est pourtant bien de cette croyance dont toute notre culture est imprégnée »...

Elle montre aussi comment l'invention du travail à la chaine – qui asservit l'ouvrier et avilit le consommateur – est venue dans l'esprit d'un Henry Ford antisémite en visitant l'abattoir de Chicago, sans aucun état d'âme pour les malheureux porcs qui y étaient abattus.

« L'industrie de la viande est emblématique d'un système qui n'a aucun respect pour la vie, traitant les animaux comme n'importe quelle autre marchandise non sensible, réduisant les humains à des machines […] ou à l'existence de consommateurs aveugles ».

Hélène Defossez s'intéresse notamment au C.I.V. (Centre d'Information des Viandes) et au « travail de désinformation qu'exercent les industries de la viande depuis des années par le biais de la publicité ». Elle nous rappelle que nous disposons encore de l'arme du boycott, pour contraindre les industriels à remettre en question leurs méthodes. Elle s'indigne d'un système économique profondément pervers, qui fait produire aux pays pauvres des plantes riches en protéines (comme le soja) afin de nourrir les animaux des pays riches, ce qui a pour effet de « maintenir les peuples du tiers monde dans une dépendance économique malsaine qui engendre pauvreté et famine » .

C'est principalement par compassion envers la souffrance animale qu'elle a décidé d'être végétarienne. On trouve en effet moins d'énergie chez les militants du végétarisme motivés par les questions de santé et certains écologistes continuent à manger de la viande, comme Allain Bougrain Dubourg, qui a préfacé le livre d'Hélène Defossez. Cela montre au moins l'ouverture d'esprit de celle-ci et son peu de penchant pour le sectarisme. J'ai rencontré des végans beaucoup moins accomodants...

Hélène Defossez admire Théodore Monod, ainsi que Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, qui défend les baleines contre les flibustiers de la pêche en mer. Elle explique sa conception de la lutte non-violente :

« Cela peut paraître paradoxal, mais être non-violent ne signifie pas être passif devant l'injustice ; cette philosophie exige en effet que, dans certaines situations, l'on mobilise sa colère pour lutter contre l'injustice ».

Ou encore :

« C'est exactement cela, être végétarien : chercher à vivre en causant le moins de souffrance possible ».

Hélène Defossez n'est pas seulement une authentique militante de la cause animale, c'est aussi une belle âme.


 

  • Inspiré par son maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov, Olivier de Rouvroy consacre un chapitre de son dernier livre L'avènement de l'Ère Nouvelle au végétarisme sous le titre : Le carnivorisme et la maltraitance du peuple animal. Je citerai juste cette phrase : « Malheureusement, le refus d'une majorité d'êtres humains de cesser de manger de la viande et de considérer les animaux comme de simples produits de consommation, empêche la spiritualité de pénétrer véritablement les consciences ». Écrit à compte d'auteur, le livre peut être commandé via le site The Book Edition.

http://www.thebookedition.com/l-avenement-de-l-ere-nouvelle-de-olivier-de-rouvroy-p-58405.html link


 

 Nous avons déjà consacré un article aux deux livres suivants :


  • À noter que Dangles vient de sortir en avril 2011 un Guide de nutrition – L'équilibre alimentaire par le végétarisme (376 pages, 25€) de Raphaël Titina, pharmacien nutritioniste, conseiller et formateur en nutrition.

 http://www.editions-dangles.com/prd_fiche-lg1.php?&edition-nom=dangles&livre=20884 link


Voir présentation du livre et extrait en PDF.

Présentation du Guide de nutrition - éd. Dangles Présentation du Guide de nutrition - éd. Dangles

Extrait du Guide de nutrition - éd. Dangles Extrait du Guide de nutrition - éd. Dangles

 

 

 

Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 07:02

 

Le cri de la carotte est l'avant-dernier livre de Sandrine Delorme, orthophoniste de métier et écrivain prolifique.

L'auteure y fait part avec une grande franchise de son cheminement personnel, qui l'a conduit à devenir végétarienne, puis végane. D'une vaste culture, Sandrine Delorme y décortique les liens qui nous lient au monde animal, avec un penchant pour l'introspection.

Plus qu'un ouvrage grand public, il s'agit plutôt d'un manuel à l'intention de celui ou celle qui s'interroge sur l'opportunité de maintenir des animaux en esclavage afin de satisfaire notre plaisir gustatif. Son végétarisme à elle "repose sur la compassion pour les animaux", plus encore "l'empathie envers l'animal" et là, Sandrine Delorme se pose nettement en porte-à-faux avec l'opinion publique française qui considère la souffrance animale comme un mal nécessaire. Malgré l'ampleur de la tâche, elle s'investit avec détermination dans son oeuvre de militante, n'écoutant que le cri de son coeur qui lui dicte d'agir. Bien qu'ouvertement athée, Sandrine Delorme pourrait ainsi en remontrer à bien des croyants qui s'imaginent religieux.

L'ouvrage est agrémenté de riches annexes contenant mille renseignements utiles et d'une préface intéressante de Jacques Boutault, maîre du IIème arrondissement de Paris, qui fut l'un des premiers en France à instituer des repas hebdomadaires végétariens dans les cantines municipales.

 

SNV80385 web

 

Le cri de la carotte par Sandrine Delorme, éditions Les points sur les i

216 pages, 15€

ISBN : 2-3593-0034-2

 

 

 

 

Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 12:16

 

Auteur de Guerre et Paix  et de Anna Karénine, Léon Tolstoï (1828-1910) était aussi un militant végétarien et pacifiste incompris. Encore aujourd'hui, les gens préfèrent ne retenir que l'écrivain qui a si bien dépeint l'âme russe, alors que Tolstoï lui-même reniait son oeuvre romanesque, la considérant sans doute comme un moyen pour atteindre un message plus profond. Dans Résurrection, son dernier grand roman (dont une adaptation télévisée a été diffusée le 7 novembre 2010 sur Arte et repassera les 14 et 21 février 2011 sur France 5), on perçoit clairement l'aspiration spirituelle de l'auteur à un sacrifice expiatoire. Une soif d'absolu en somme. Dans les dernières années de sa vie, Tolstoï écrivit plusieurs livres engagés, en particulier Le Royaume des Cieux est en vous, paru en 1893.

 

arton4054-2542e

 

Interdit par la police du Tsar à sa parution, cet ouvrage n'avait jamais été réédité depuis. Son importance est historique, car c'est la lecture de ce livre qui allait susciter la vocation du jeune avocat M.K. Gandhi, alors établi au Transvaal, en Afrique du Sud. Celui que l'on appelle depuis le Mahatma Gandhi allait en effet élaborer sa doctrine du satyagraha  (résistance non-violente) à partir des idées de Tolstoï. Les deux hommes échangèrent du reste une brève correspondance.

 

Comme son nom ne l'indique pas, Le Royaume des Cieux est en vous   est une oeuvre subversive, qui fit considérer Tolstoï comme un anarchiste et faillit même le faire arrêter. L'idée maîtresse de l'auteur est que les églises chrétiennes ont trahi le message de Jésus, qui est incompatible avec toute forme de violence. L'État apparaît à ses yeux comme une forme organisée d'exploitation de l'homme par l'homme, les plus forts abusant des plus faibles. Tolstoï va du reste très loin dans son raisonnement, puisqu'il va jusqu'à conseiller de refuser de payer l'impôt. (On pourrait du reste le contredire en s'appuyant sur la célèbre phrase de Jésus " Donne à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu "). Le port de l'uniforme militaire entraîne pour lui un avilissement de l'âme humaine, l'homme renonçant ainsi à sa dignité pour se mettre au service d'un pouvoir l'obligeant à museler sa conscience. Au passage, Tolstoï fait preuve de clairvoyance, puisqu'il annonce 20 ans à l'avance la tuerie de la première guerre mondiale.


Mais ce livre est surtout un appel à retrouver la pureté du message des évangiles : " l'unique but de la vie doit être de t'affranchir du mensonge et de professer la vérité ". À Gandhi, il écrivit même peu avant sa mort : " Quant'à la solution, il n'y en a qu'une, celle de la reconnaissance de la loi d'amour et du refus de toute violence ". Gandhi sut trouver en Tolstoï le maître spirituel qu'il lui fallait et - quoi qu'en disent ses détractreurs encore aujourd'hui - le Mahatma sut mettre ces sages conseils remarquablement en pratique.

Dans ce livre, Tolstoï se révèle un visionnaire et prophète contemporain, même si cet aspect du personnage déplaît à l'église orthodoxe, qui essaye de le gommer. L'alliance implicite entre l'état russe et l'église orthodoxe à laquelle on assiste aujourd'hui (avec pour clé la restitution des biens confisqués par les bolchéviques) semble donner raison à Tolstoï. Les mots de ce dernier, écrits à la fin du XIXème siècle, n'ont rien perdu de leur vigueur : " Le temps vient où toutes les institutions basées sur la violence disparaîtront par suite de leur inutilité, de leur stupidité, et même de leur inconvenance évidente ".


On peut considérer Tolstoï comme un idéaliste. Il n'en demeure pas moins qu'il assène des vérités pas toujours agréables à entendre, mais qui font jaillir une lueur d'espoir dans notre monde en chaos.


 

Le Royaume des Cieux est en vous, de Léon Tolstoï, aux éditions Le Passager Clandestin, 2010, 12€.

 

 

À lire également sur le sujet cet excellent article de Marjolaine Jolicoeur

cliquer ici

 

 


Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:29

 

Théologie animale : ce titre a de quoi déconcerter. Tout d'abord, la théologie est souvent considérée comme un système philosophique empreint de dogmatisme et qui privilégie la pensée abstraite, sans rapport direct avec notre quotidien. [ De theos -dieu et logos -science, la théologie est l'« étude des questions religieuses fondée principalement sur les textes sacrés, la tradition etc », nous dit le Grand Robert ]. Par ailleurs, une théologie de l'animal paraît un sujet bien étrange, à contre-courant de la pensée chrétienne traditionnelle. En effet, habituellement la théologie est plutôt utilisée comme écran de fumée, pour étayer une doctrine qui justifie l'asservissement de l'animal par l'homme, d'où la méfiance couramment répandue à son égard.

 

Théologie animale


Pour lire la suite, cliquer sur le lien :

Théologie animale (article) Théologie animale (article)


Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 14:37

 

Si l'actualité de ce début d'année est marquée par le best-seller "Faut-il manger les animaux ?"  de l'écrivain américain Jonathan Safran Foer qui fait débat, son livre est accompagné par de nombreuses publications sur le même thème. Nous en citons ici quelques unes. C'est donc bien la conception anthropocentrique de l'animal qui est remise en question.

 

Un livre capital, récemment traduit en français, aborde cette question en profondeur du point de vue moral, philosophique et théologique. Il s'agit de Théologie animale de Andrew Linzey. Nous en ferons une analyse prochainement.

 

  • Alexandrine Civard-Racinais - Dictionnaire horrifié de la souffrance animale - Fayard, 2010 (200 pages, 12€).
  • Dominique Lestel - L'animal est l'avenir de l'homme - Fayard, 2010 (192 pages, 16€).
  • Jean Birnbaum - Qui sont les animaux ? -Gallimard/Folio, 2010 (261 pages, 7,80€).
  • Philippe Devienne - Les animaux souffrent-ils ? - éd. Le Pommier, 2008 (64 pages, 4,90€).
  • George Orwell - La ferme des animaux - Gallimard/Folio (151 pages, 4,60€).
  • Jonathan Safran Foer - Faut-il manger les animaux ? - éd. de l'Olovier, 2010 (366 pages, 22€)

 

SNV80065 web

 

  • Christophe Traïni - La cause animale - Presses Universitaires de France, 2011 (234 pages, 26€).
  • Daniel Meurois et Anne Givaudan - Le peuple animal ...l'âme des animaux - éditions Le Passe-Monde, Québec.

 

 

 

 

Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:40

 

Vous trouverez ici des livres qui - pour la plupart - ne figurent pas dans la bibliographie de notre e-book " Être végétarien, le bon choix ? ". Certains, nouvellement découverts, feront l'objet d'une analyse sur ce blog dans les mois à venir.

 

  • Les émotions des animaux, de Marc Bekoff, Manuels Payot, 2007 (312 pages - 20€).

 

  • Philosophie animale, textes réunis par H.-S. Afeissa et J.-B. Jeangène Vilmer, éd. VRIN, Paris, 2010 (380 pages - 12€).

 

  • Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne, de Helmut F. Kaplan, éd. L'Harmattan, Paris, 2008 (183 pages - 17€).

 

  • Végétarielles, paroles de femmes autour du végétarisme, éd. La Criée, 2004 (192 pages - 7,50€).

 

  • Théologie animale, de Andrew Linzey, éd. One Voice, 2009 (246 pages - 20€).

 

Théologie animale

 

  • L'intelligence des animaux, Plutarque, éd. Arléa, Paris, 1995.

 

  • Les larmes du boddhisatva, de Shabkar Tsokdruk Rangdrol, éd. Padmakara, 2005 (192 pages - 15€).

 

  • L'égalité animale expliquée aux humain-es, de Peter Singer, éd. Tahin Party, 2007 (75 pages - 3€).

 

SNV82626 web

 

  • Les animaux et le sacré, de Nicholas J. Saunders, éd. Albin Michel, 1995 (184 pages).

 

  • Le 6ème sens des animaux, du Dr Philippe de wailly, éd. du Rocher, 2001 (216 pages - 16€).

 

  • Ces animaux qui nous font du bien..., de Jean-Louis Victor, éd. Delville, Paris, 2004 (286 pages - 19,95€).

 

  • L'âme des animaux, de Jean Prieur, éd. Robert Laffont, 1986, 2007 (285 pages - 21€).

 

  • Les pouvoirs secrets des animaux, de Karl Shuker, éd. Larousse, 2002 (240 pages).


Repost 0
Published by ISISRET - dans BIBLIOGRAPHIE
commenter cet article